Aal Esch Imprimer

Tags: Fonds du Logement

Le Fonds du Logement 30 ans - Articles

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

fdl-al-esch

Aal Esch un projet urbanistique particulièrement ambitieux.

L'entreprise de rénovation et de mise en valeur de l'ancien centre ville d'Esch-sur-Alzette, commencée dans les années 80, compte parmi les opérations urbanistiques les plus ambitieuses réalisées au Grand-Duché à l'époque. La difficulté essentielle de la rénovation du vieil Esch, qui s'est déroulée en plusieurs phases successives, résidait dans le fait de concilier la restauration de maisons anciennes avec la réalisation de constructions nouvelles, sans dénaturer la ville (1). Tout commence en 1960, lorsque la municipalité invite les architectes locaux à une table-ronde concernant le vieil Esch. Etant donné l'état extrêmement précaire de certains quartiers de la ville, une réaction urgente et efficace s'imposait. A la suite de cette entrevue, un projet collectif a été proposé mais celui-ci est resté sans suite.

D'autres projets de rénovation du centre-ville furent élaborés, notamment ceux du service du plan de la ville, en 1966. Toutefois, leur caractère résolument moderniste et leur inadéquation avec le profil culturel de la région amenèrent à un refus catégorique. Au fil des années, les projets se succédèrent. A divers moments, on a proposé de faire «table rase» du passé en détruisant les habitations existantes, de faire construire une cité ultramoderne, ou encore d'ériger des tours! Bref, la situation demeurait dans une impasse étant donné que les projets envisagés niaient indiscutablement l'identité culturelle du quartier, ce que l'on voulait à tout prix éviter. Un débouché concret… enfin !

En 1986, un projet trouve enfin un débouché concret, répondant à l'impulsion du Fonds du Logement. Le bureau d'architecture Herr & Huybrecht et le bureau Steil se virent confier la responsabilité du projet.

L'enjeu était ici de créer des logements subventionnés de qualité, tout en tenant compte des contraintes économiques, d'une part, et du contexte urbain existant, d'autre part. Ce défi fut relevé avec brio: la rénovation du centre d'Esch fut réalisée en parfaite harmonie avec le tissu urbain existant. C'est ce qui fait l'élégance des réalisations: elles s'intègrent avec naturel dans l'environnement préexistant.

Prenons par exemple les immeubles de la place Boltgen. Ici, la réflexion architecturale s'est attachée au respect d'une certaine échelle de proportions et d'une conjugaison de façades conciliant à la fois unité et diversité.

Visuellement, l'ensemble n'est ni insipide, ni extravaguant. L'environnement est aisément lisible, s'inscri-vant dans un contexte sans ruptures.

Aussi, compte tenu des conditions du Fonds du Logement, une attention toute particulière a été portée à la solidité, à la durabilité et au confort des habitations. L'élément de base de la conception fut l'îlot urbain. Il a été possible, dans cette optique, de mettre l'accent sur le coin visible entre l'Hôtel de ville et la Caisse d'épargne. En outre, un passage couvert traversant l'îlot permet une continuité des places publiques selon une orientation diagonale.

Un projet réalisé en plusieurs phases

Parmi les différentes étapes qu'a traversé la réalisation du projet Aal Esch, la quatrième phase mérite que l'on s'y attarde plus longuement. Le projet fut conçu par Claude Schmitz, en collaboration avec Arlette Schnei-ders. L'ensemble bâti, dont la construction fut entamée vers le milieu des années 80, présente une structure en forme de U. Les angles s'articulent à deux tours permettant l'accès aux appartements. Un espace intérieur, sorte de jardin semi-public, représente une précieuse aire de détente au centre ville.

D'une part, nous avons la rue du Commerce, avec ses rez-de-chaussée commerciaux et ses étages résidentiels. L'intégration du nouvel ensemble aux bâtiments existants y a été assurée par une superposition de deux pans de façade. D'autre part, nous trouvons la rue Saint-Vincent, avec son caractère plus proprement résidentiel (1). Toutes deux sont réservées aux piétons. Quant à l'avenue de la Gare, elle aussi commerciale et résidentielle, elle reste ouverte à la circulation automobile. De grandes toitures-terrasses y ont été aménagées, laissant pénétrer la lumière naturelle dans la cour intérieure.

La cinquième phase de la rénovation du vieil Esch, datant de 1990, mérite elle aussi que l'on s'y attarde un moment. Elle concerne le quartier situé derrière l'Hôtel de Ville. Il fallait, ici aussi, veiller à l'harmonisation avec le tissu urbain préexistant, mais également à la continuité avec les autres projets de restauration. Le Fonds du Logement a proposé de faire construire sur le site une entité de 16 logements à l'usage des personnes à mobilité réduite, d'une part, et une vingtaine d'habitations de dimensions diverses, d'autre part. Les rez-de-chaussée de ces immeubles abritent essentiellement des magasins et des bureaux, tandis

Un nouveau bâtiment, rue de l'Ecole

En 1991, le Fonds du Logement confie au bureau Mulhern & Steil la réalisation d'une maison dans une rue du vieil Esch, la rue de l'Ecole. Le bâtiment est venu s'intégrer entre deux constructions voisines très anciennes. Plutôt que d'envisager la destruction de ces deux vielles maisons, les architectes ont tout fait pour les intégrer à leur projet, celui-ci étant inspiré par les caractéristiques propres à ce vieux quartier. Ce projet de maison se situe dans une perspective de reconstruction d'une rue traditionnelle, dont la précarité devenait menaçante. Il a donc fallu composer avec la ville, construire un bâtiment qui soit en harmonie avec le quartier et qui s'intègre dans la tradition. Les architectes ont su fait preuve d'humilité, en privilégiant l'élégance et la discrétion au modernisme outrancier.

Une formidable réussite!

L'assainissement du quartier du vieil Esch, commencé en 1986, peut être considéré comme une formidable réussite. En effet, le centre ainsi remis à neuf a attiré de nouveaux habitants sans pour autant faire fuir les anciens… Désormais, grâce à l'entreprise de rénovation du Fonds du Logement, de nouvelles constructions côtoient les anciennes dans une parfaite harmonie. On peut parler de véritable renaissance pour ce quartier jadis menacé de déclin.

Notes

1) Le texte ci-dessous est réalisé d’après le «Dossier Aal Esch», Architecture & Bâtiment, 1995.

Share this post