Prophac - Entretien avec Philippe Zirnheld Imprimer

Tags: Fentange

Magazine Echo 2008-3
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Echo : Quelles sont pour vous les conséquences de la baisse des prix de l’analyse médicale ?

Philippe Zirnheld :

Solidaires avec nos clients, nous allons nous aussi baisser nos prix. Il faut cependant savoir que nous travaillions déjà avec des marges relativement faibles et que nous tenons absolument à garder l’intégralité de notre personnel, qui contribue à notre qualité de service élevée.

Echo : Comment, dans ces conditions, réaliser des économies ?

Philippe Zirnheld :

Nous travaillons sur deux niveaux. D’abord, nous avons renégocié nos prix avec Roche. Nous répercuterons intégralement nos baisses tarifaires d’achat sur nos clients. Ensuite, nous devrons réaliser des économies d’échelle. Nous sommes ainsi en phase de négociation pour obtenir une nouvelle représentation dans le domaine de l’hématologie.

Echo : Il s’agit donc de travailler plus pour au mieux le même salaire…

Philippe Zirnheld :

C’est effectivement le cas. Heureusement que le gouvernement a postposé l’indexation des salaires car entre nos frais généraux qui explosent, notamment en raison de l’augmentation indécente des prix du gasoil, et nos tarifs qui doivent baisser, nous sommes constamment amené à résoudre la quadrature du cercle. Je suis d’ailleurs étonné que le budget de l’Etat continue de croître alors que dans la majorité des entreprises du secteur privé, nous devons toujours plus nous serrer la ceinture.

Echo : Quelques mots pour conclure ?

Philippe Zirnheld :

Prophac a été créée en 1946 par mon grand-père. Je prends la responsabilité de continuer l’affaire en bon père de famille et j’espère que les banques continueront de nous soutenir à l’avenir, car je viens d’acheter un terrain à Fentange pour y construire de nouveaux locaux adaptés à notre développement, plus ergonomiques et qui, je l’espère, nous permettront de réaliser des économies.

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