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Ketterthill Laboratoires - Entretien avec le Dr. Jean-Luc Dourson, directeur Imprimer Envoyer

Tags: Esch

Magazine Echo 2007-6
Dr Dourson Jean-Luc

Echo: Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Je suis né le 5 décembre 1969. Originaire de Sarreguemines en Moselle, j'ai obtenu mon doctorat en pharmacie à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg puis je me spécialisé en biologie médicale. J'ai terminé mes études en 1996, puis, après avoir exercé un an à Saverne en secteur hospitalier en tant qu'assistant, j'ai eu l'opportunité de m'associer dans un laboratoire messin. C'est en 2000 que je suis arrivé au Luxembourg. Ma soeur ayant épousé un médecin luxembourgeois vivant à Diekirch, je connaissais déjà le pays depuis 1984. J'ai commencé par une mission d'un an à la clinique d'Eich à Luxembourg-Ville avant d'intégrer le laboratoire de l'hôpital de la ville dEsch-sur-Alzette (HVEA) devenu depuis le CHEM. Ce fut une expérience très intéressante qui m'a amenée par ailleurs à rencontrer le Dr Jean-Philippe Hendriks. Il m'a rapidement proposé un poste au laboratoire Ketter qui venait tout juste de fusionner avec le laboratoire Thill, ceci afin de transférer l'activité analytique de la rue Glesener vers un plateau technique situé dans la zone «Um Monkeler» à Esch-sur-Alzette. J'ai donc intégré Ketterthill début 2003 en tant que directeur adjoint. Le Dr Jean-Philippe Hendriks m'a cédé son laboratoire le 1er janvier 2007. A la même date, j'ai repris également le laboratoire Staquet. Le groupe Ketterthill est donc issu de la fusion de 4 laboratoires privés entre 2003 et 2007.

Echo: Tout ceci implique-t-il des changements de nom?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Pas du tout. Si le transfert des activités du laboratoire Staquet s'est fait dans les premiers mois de cette année suite à la demande du Ministère, les centres de prélèvement restent en activité. Les laboratoires garderont leur nom, ne serait-ce que pour des raisons historiques car il s'agit de structures luxembourgeoises fondées il y a plus de 60 ans par la famille Thill en 1946 et la famille Ketter en 1956... 60 ans, cela veut dire avoir conscience d'un héritage dont les origines se confondent avec le développement économique après-guerre du pays. Cet héritage de plus d'un demi-siècle, il convient aujourd'hui de le développer en intégrant tradition et innovation. Il s'agit d'un exercice au quotidien qui fait partie des valeurs que nous avons en tant que professionnel de santé. Celui qui ne fait pas constamment des efforts pour avancer sera à terme dépassé. C'est dans cet état d'esprit que nous nous efforçons de nous adapter, tant au niveau des analyses de biologie médicale que nous réalisons que des services offerts à notre «patientèle» à travers un réseau de centres de prélèvements. Ainsi notre but est d'offrir un service de proximité à nos patients, de rester à la pointe du progrès scientifique tout en conciliant rapidité et gentillesse.

Echo: Quelles sont vos activités?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Le laboratoire Ketterthill compte à ce jour 37 centres de prélèvements répartis sur l'ensemble du territoire du Grand-Duché de Luxembourg. Nous employons 134 personnes et nous sommes au départ un laboratoire en biologie polyvalente traitant des analyses humaines et vétérinaires. Depuis 2005, nous avons étendu nos activités avec l'ouverture du LLIP (Laboratoire Luxembourgeois d'Immuno-Pathologie) dirigé par le Professeur René-Louis Humbel qui fut à la tête du laboratoire du CHL pendant plus de 35 ans. Il s'agit d'un département du laboratoire Ketterthill, spécialisé en autoimmunité dont l'activité analytique et d'expertise dépasse les frontières du Grand-Duché. Nous sommes en effet amenés à réaliser des analyses pour différents laboratoires étrangers et le Pr RL Humbel est une référence européenne dans son secteur d'activité.

Echo: C'est pourtant fort méconnu!

Dr. Jean-Luc Dourson:

Il est dommage que les compétences du Grand-Duché de Luxembourg ne soient pas plus connues, tant au niveau de la Grande Région qu'au niveau européen. Développer les collaborations à l'étranger nous permettrait de créer des pôles de compétence. Notre principe est de ne pas exporter des technologies qui pourraient rester au pays. A titre de comparaison, le Rehazenter est un centre d'excellence en matière de rééducation fonctionnelle. Ce schéma peut tout à fait s'appliquer à la biologie médicale traitant d'un côté des patients ambulatoires en secteur libéral et de l'autre des patients hospitalisés en secteur public.

Echo: L'ouverture vers la Grande Région est donc une opportunité pour votre laboratoire?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Le cadre légal luxembourgeois d'exercice de la biologie est sensiblement différent de celui des pays voisins mais nous partageons les mêmes préoccupations en matière d'assurance qualité et d'organisation technique et logistique. L'ouverture nous permettra d'échanger des pôles de compétence, et pas uniquement dans le domaine analytique. L'une des contraintes pour le LLIP est l'acheminement des prélèvements. En développant la collaboration avec la Grande Région, on pourrait améliorer l'acheminement des prélèvements via des synergies au niveau logistique.

Echo: Les synergies ne peuvent-elles pas également se faire au niveau informatique?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Le développement de synergies au niveau informatique est indispensable afin que les différents partenaires de soins soient connectés les uns aux autres. Le laboratoire « électronique » doit se positionner en complément du réseau classique des centres de prélèvements et nous souhaitons participer et soutenir toutes les initiatives prises pour la promotion du support électronique adapté aux professionnels de santé. Des projets comme Healthnet, développé à l'époque par le CRP Henri Tudor, seraient très intéressants au niveau de la Grande Région afin de proposer une meilleure interopérabilité des systèmes de soins. Nous aimerions beaucoup travailler en ce sens car il est ridicule de développer des solutions informatiques propriétaires lorsque nous pourrions gagner tant en efficacité qu'en termes de coûts en développant des projets communs. D'ailleurs, avoir une certaine compatibilité au niveau informatique serait une véritable avancée tant au niveau de la Grande Région qu'au niveau européen.

Echo: Ce genre d'approche permettrait-il de réaliser des économies?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Il y a de nombreuses pistes à explorer pour réaliser des économies. Le projet e-Santé à l'initiative des Ministres de la Santé respectifs de chaque état membre de la Communauté Européenne est à ce titre très passionnant car il doit aboutir entres autres à la mise en place d'un dossier médical unifié. Une telle approche permet non seulement un accès central à l'information mais entraîne aussi la réalisation d'économies substantielles. En effet, rien que dans le cas des laboratoires, cela éviterait des redondances dans la prescription des actes, redondances sources de dépenses inutiles. A ce sujet, nous avons déjà entamé des démarches pour proposer au secteur hospitalier l'intégration des résultats du laboratoire Ketterthill dans leur système informatique, afin que les médecins puissent avoir connaissance de l'historique des examens réalisés. Avoir un dialogue constructif nous permettra de pérenniser notre système de soins. Il faut absolument que les solutions de terrain soient envisagées avec les gens de terrain. Un dialogue permanent est essentiel. La formation continue des médecins est également importante et des recommandations basées sur un guide de bonne prescription des examens de laboratoires sont en cours d'élaboration avec le Conseil Scientifique de l'UCM. Ce guide pourrait d'ailleurs être intégré en tant que système expert dans un serveur national de prescription offrant aux médecins une interface standard avec une aide en ligne en temps réel, d'où l'importance d'avoir un réseau informatique commun performant, évolutif, et sécurisé. On pourrait aussi dans un autre ordre d'idées afficher le coût de chaque bilan pour les patients, afin de les sensibiliser au vérita-ble prix de la santé. Enfin une col-laboration avec la médecine du travail afin de proposer des bilans de santé en entreprise permettrait de concilier l'approche de méde-cine préventive avec la réduction du taux d'absentéisme lié aux arrêts maladie.

Echo: Comment pourrait-on généraliser le système Health-net?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Health-net est un bon système en soi Mais le frein à sa généralisation est le coût engendré par son ticket d'entrée. Les caisses de maladie (UCM) et le Ministère de la Santé gagneraient à rendre le système gratuit. Ceci permettrait de tendre vers une solution globale d'inter-connexion des différents profes-sionnels de santé et dont l'usage dépasserait d'ailleurs le seul cadre des examens de labora-toire. Healthnet pourrait aussi ser-vir à la formation des médecins, par exemple par l'envoi régulier de newsletters à visée scientifique.

Echo: Quelques mots pour conclure?

Dr. Jean-Luc Dourson:

Notre challenge pour les années à venir sera de tenir compte de la muta-tion des besoins des médecins et des patients parallèlement à la mutation des structures économi-ques du pays et en particulier des caisses de maladie. Le but des dif-férentes mesures dont nous avons parlé est, certes, dans un premier temps, de réaliser de éco-nomies, mais c'est aussi de favori-ser l'introduction de nouveaux paramètres utiles en termes de santé publique. Prenons un exem-ple, le BNP est un marqueur essentiel en Cardiologie. On a attendu des années avant de le rembourser alors qu'il n'y avait aucun doute quant à son utilité. Les économies que l'on réalise d'un côté doivent aussi servir à investir afin d'optimiser le domaine de la santé dans une optique de qualité mais aussi de médecine préventive. La poursuite du déve-loppement de notre secteur d'acti-vité repose plus que jamais sur le dialogue entre les différents pro-fessionnels et les autorités étati-ques (Ministère de la Santé et Caisses de maladie) afin de parti-ciper à la pérennisation de notre couverture sociale et de notre outil de travail. La santé n'a pas de prix mais elle a un coût et il faut trouver le bon équilibre entre gestion budgétaire et sauvegarde de notre système de soins.

 

Ketterthill Siège:

37, rue Romain Fandel

L-4149 Esch-sur-Alzette

Tél.: 48 82 88-1

Fax: 48 18 52

Email: info@ketterthill.lu

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