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Port de Mertert - Entretien avec Jeannot Poeker, Président du Conseil d’administration Imprimer Envoyer

Tags: Mertert

Magazine Echo 2008-1
port-mertert

« La consommation d’énergie par tonne kilomètre de marchandise transportée par voie fluviale correspond à 1/6ème de la consommation sur la route et à la moitié de celle du rail. »

Le Port de Mertert est situé sur le tronçon médian de la Moselle canalisée, à environ 200 km du Rhin. Il s'étend sur une superficie totale de 65 ha entre les localités de Mertert et Grevenmacher. Sa position centrale à l’intérieur de l’hexagone Arlon – Bastogne – Bitbourg – Sarrebrück – Metz – Longwy le rend intéressant pour les transports en provenance ou à destination de toute la Grande Région. C’est un site unique au Luxembourg, qui regroupe les trois modes de transport et permet ainsi un transbordement entre navigation fluviale, rail et route. Ses aménagements comprennent notamment :

  • Une darse industrielle avec deux quais d'une longueur totale de 1,6 km avec au total 13,25 ha d'aires de stockage, dont 1,35 ha sous couvert (4 halles dont 2 climatisées) 10 grues resp. ponts roulants d'une force de levage de 12 à 35 t (dont 6 sous couvert)
  • Un quai pétrolier d’une longueur de 360 m de quais avec une capacité de stockage pour produits pétroliers de 62.000 m3
  • Un quai d'attente d'une longueur de 212 m sis à Mertert
  • Un raccordement aux réseaux routier et ferroviaire (réseaux internes: 18 km de chemin de fer et 6 km de routes)
  • De nombreux services annexes : dédouanement rapide, bascules pour camions et wagons, avitaillement des bateaux en eau potable et carburant, reprise des huiles usagées, etc.
Le trafic total du port de Mertert, évalué initialement à 1 million de t/an, a été régulièrement dépassé de plus de 50% grâce à la diversification et au transit international qui compte pour un quart dans l’ensemble des activités du port.

Echo : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Jeannot Poeker : Je travaille au Ministère des Transports en tant que chargé de direction de la Direction des chemins de fer. Ce faisant, je dirige le conseil d’administration du port de Mertert depuis le 17 mai 2006 et j’occupe la fonction d’administrateur délégué depuis août 2007, suite au départ en retraite de Monsieur Holzem.

Echo : Comment envisagez-vous le développement du port ?

Jeannot Poeker :

Les projets ne manquent pas. Ainsi, des travaux de réfection du quai Nord et de sa partie ferroviaire commenceront à la mi - 2008. Le coût de ce projet est estimé à 6,5 millions d’euros. Nous avons également lancé une étude pour renouveler et même étendre le réseau ferroviaire interne aujourd’hui âgé de plus de 40 ans. L’investissement relatif à ce projet dépassera les 40 millions d’euros. A l’heure actuelle, nous élaborons en coopération avec les CFL dans leur fonction de gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire un avant projet sommaire que nous aimerions présenter à la Chambre des Députés encore cette année.

Echo : Etes vous amené à collaborer avec les CFL ?

Jeannot Poeker :

Nous avons une excellente collaboration avec les CFL et CFL-Cargo, qui ont la même philosophie que nous et luttent pour développer le transport multimodal.

Echo : Comment voyez-vous l’avenir du transport fluvial ?

Jeannot Poeker :

La Commission Européenne vient de déclarer le renouveau de la navigation fluviale. En Europe, la navigation intérieure joue un rôle important, surtout pour le transport des marchandises pondéreuses. Plus de 35.000 km de voies d’eau relient des centaines de villes et zones de concentration industrielle. La part modale du transport fluvial représente 7% du transport intérieur total de l’Union Européenne. Avec le rail et le transport maritime à courte distance, la navigation intérieure peut contribuer davantage au rééquilibrage entre les modes de transport préconisés par le Livre blanc sur la politique européenne des transports à l’horizon 2010. Contrairement aux autres modes, souvent confrontés à des difficultés de congestion et de capacité, la navigation intérieure se distingue par sa fiabilité et dispose d’une grande capacité inexploitée. Au cours des 15 dernières années, la flotte a été continuellement modernisée. Sur les itinéraires qui le permettent, notamment le long du réseau fluvial européen, le transport fluvial est une alternative compétitive au transport routier.

Echo : Et en ce qui concerne plus particulièrement le port de Mertert ?

Jeannot Poeker :

Nous avions fait réaliser une étude il y a un an et demi qui disait dans ses conclusions qu’il fallait consolider l’existant et ne pas se diriger vers le domaine des containeurs en raison notamment du manque de hauteur des ponts de la Moselle et des temps de parcours trop longs. Nous allons donc nous concentrer sur les matières pondéreuses, à savoir les matières lourdes pour la sidérurgie et les produits pétroliers. Ainsi nous importons annuellement quelque 500.000 tonnes de produis pétroliers par la seule voie fluviale, donc un équivalent de 20.000 camions de moins sur nos routes. D’ailleurs, nous avons deux grands projets que nous aimerions combiner, l’extension pour produits pétroliers et la future station d’épuration.

Echo : Quelques mots sur les avantages du transport fluvial pour conclure ?

Jeannot Poeker :

Le transport par voie d’eau dispose d’atouts majeurs. Il est particulièrement efficace et économe en énergie ; sa consommation d’énergie par tonne kilomètre de marchandise transportée correspond à 1/6ème de la consommation sur la route et à la moitié de celle du rail. Les émissions de gaz et de bruit des bateaux de navigation intérieure sont limitées. Des études récentes chiffrent les coûts socio-économiques externes de la navigation intérieure (accidents, embouteillages, émissions de bruit, pollution atmosphérique et autres incidences sur l’environnement) à 1/7ème de ceux du transport routier. Le transport fluvial garantit un degré élevé de sécurité, en particulier pour le transport de marchandises dangereuses. Enfin, il contribue au délestage du réseau routier surchargé dans des zones à forte densité.

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