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Avery Dennison - Michel Schuetz, director of Supply Chain & Manufacturing Technology Imprimer Envoyer

Tags: Bascharage

Magazine Echo 2008-3
avery-denison

Echo: En quoi consistent vos nouvelles fonctions?

Michel Schuetz :

Depuis le 1er janvier 2007, j’assume de nouvelles fonctions au niveau européen pour Avery Dennison. Mon titre exact est “director of Supply Chain & Manufacturing Technology”. Ceci implique un certain nombre de responsabilités. Mon premier rôle est de l’ordre de la planification : je dois veiller à ce qu’il y ait adéquation entre notre capacité de production et la demande du marché. Si la demande était supérieure à notre capacité de production, nous connaitrions des problèmes de qualité. Si notre capacité de production était trop importante par rapport à la demande, nous aurions des problèmes de surcout. Il faut donc faire preuve d’une certaine intelligence du marché et avoir des systèmes de production flexibles qui permettent d’absorber les pics. Il faut savoir que dans notre business les marges ne sont que de 2%. Une erreur de stratégie peut donc s’avérer rapidement dramatique. M’occupant de planification, je suis naturellement en charge des questions logistiques. Pour vous donner quelques chiffres, Avery Dennison a en moyenne chaque jour 700 camions sur la route en Europe, ce qui représente un budget annuel de 50 millions d’euros. Au niveau du transport, l’un de nos challenges est non seulement de maintenir notre qualité de service, mais d’être innovateurs à ce niveau. Il faut constamment pouvoir informer le client sur sa marchandise, même de façon proactive.

Echo: Qu’a représenté l’augmentation du gasoil pour Avery Dennison ?

Michel Schuetz :

L’explosion des prix des carburants nous a couté 2 millions d’euros. Nous travaillons bien entendu à limiter les couts liés au transport. D’abord, nous faisons tout ce qui est possible pour optimiser la charge au niveau des camions, afin qu’ils soient tout le temps remplis. Ensuite, nous minimisons les transports avec des centres de production les plus proches possibles de nos clients. Enfin, nous essayons de trouver des synergies pour que les camions que nous affrétons soient pleins à l’aller et au retour. C’est parfois difficile. Nous avons ainsi du mal à trouver des logisticiens sur la Bretagne et souvent nos camions en reviennent à vide. Je crois qu’au niveau du transport, il serait très intéressant de créer une plate-forme d’information logistique centralisée. Le fait de savoir qui va où nous permettrait de réaliser des synergies et de réaliser des économies considérables, tout en désengorgeant les routes et en polluant moins.

Echo: Quelles sont vos autres responsabilités ?

Michel Schuetz :

Je travaille avec nos fournisseurs afin de les aider à optimiser leurs processus. Je suis également responsable de tous les centres de distribution Avery Dennison en Europe. Il y en a 9 actuellement et un dixième est en construction. Il est prévu d’en ajouter 5 dans les deux ans.

Echo: Quel est votre rôle au niveau du service client ?

Michel Schuetz :

Je suis responsable du service client. Un client achète 3 choses : un prix, une qualité et un service. Souvent, la différence entre deux concurrents se fera sur le service. Exemple concret : nous utilisons des palettes en bois, mais pour l’industrie pharmaceutique, on nous a demandé d’utiliser des palettes en plastique. Il faut savoir qu’il est très difficile d’injecter un nouveau type de matière dans un process mais nous l’avons fait. Il faut savoir s’adapter rapidement aux besoins spécifiques des clients. Il faut sans cesse être innovant au niveau du service. Nous allons ainsi chez les clients et leur offrons de les aider à avoir un bon système. Je suis enfin responsable de l’engineering central, pilotant un groupe de quatre ingénieurs et attribuant le capital aux différents projets. Il faut savoir qu’Avery Dennison investit chaque année 15 millions d’euros en capital.

Echo: Qu’est-ce qui change dans votre nouvelle fonction par rapport à celle de directeur d’usine ?

Michel Schuetz :

Lorsque l’on est directeur d’usine, on contrôle des processus sur site. On voit tout en direct. Aujourd’hui, je suis manager à distance. Ne pouvant être partout à la fois, je dois beaucoup plus m’appuyer sur les gens, savoir les écouter, les convaincre, etc. Dans ce poste très prenant, l’une des nécessités est de hiérarchiser les priorités. Si trois problèmes graves surviennent en même temps, il faut savoir les régler un par un dans le bon ordre. Enfin, on apprend dans cette fonction que chaque site est différent, même dans un même groupe. Ainsi, on ne gère pas les Espagnols de la même façon que les Danois. Il faut ainsi avoir beaucoup de respect pour les gens et leur culture afin de réussir à travailler au mieux ensemble.

Echo: Qu’est-il ressorti de la visite de M. le Ministre Jeannot Krecké dans vos locaux ?

Michel Schuetz :

C’était une journée très spéciale. C’est important pour nous de communiquer et de nous présenter comme un employeur luxembourgeois. Monsieur le Ministre a semblé satisfait de sa visite. Il a été surpris par la technicité de notre travail et a été particulièrement intéressé par les nouveaux produits que nous développons, comme les RFID Inlays.

Echo: Qu’est-ce qu’un RFID Inlays ?

Michel Schuetz :

C’est ce qui, à terme, remplacera les codes barres sur les produits que nous achetons. Quels sont les limites du code barre ? D’abord les informations que l’on peut y associer sont fort limitées, et ensuite il nécessite de manipuler l’objet afin de placer un lecteur sur le code barre. Les RFID Inlays sont des autocollants munis d’une puce qui peut contenir autant d’information que désiré. Pour un produit frais, il s’agir du type de produit, de son prix, de sa DLC, des ingrédients qui le composent, etc. Il suffit ensuite de passer l’objet dans un « portique » qui lit les informations contenues dans la puce. Concrètement, d’ici peu, au supermarché, vous passerez simplement votre caddy devant la caisse et vous aurez votre facture sans qu’aucune manipulation ne soit nécessaire, et avec un facteur d’erreur quasi nul. Les inventaires dans les usines comme la notre pourront se faire de façon automatique. Dans les magasins, on saura sans la moindre intervention physique ce qu’il manque en rayon. Bref, les applications des RFID Inlays sont infinies, et nous travaillons à proposer un produit au rapport qualité-prix sans concurrence à l’heure actuelle.

Echo: Quelques mots pour conclure ?

Michel Schuetz :

Je conclurais sur la place d’Avery Dennison au Luxembourg. Aujourd’hui, notre site luxembourgeois produit 45% de toute la production européenne du groupe. Il représente 35% du chiffre d’affaires de la division. C’est aussi en cout par unité le site le moins cher d’Europe, ce grâce à l’ensemble des investissements qui y ont été réalisés. Au Luxembourg, nous bénéficions d’une position géographique centrale, de plus en plus importante à un moment où les frais liés au transport explosent. Nous avons aussi la capacité dans notre pays d’attirer des gens d’un certain niveau, multilingues et diplômés. Il faut absolument que le Luxembourg conserve ces avantages afin de rester compétitif au niveau européen et mondial.

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