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Tags: Esch

Magazine Echo 2009-1

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Le Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch-sur-Alzette possède sa propre identité

Entretien avec Fred HARLES directeur

Au terme du premier trimestre de l'année scolaire 2008/2009, le directeur du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch-sur-Alzette, Fred Harles, nous a accordé une interview exhaustive au centre de laquelle se trouvaient l'évolution du conservatoire et sa situation actuelle.

Fred Harles: trois décennies dans ces responsabilités

Fred Harles a pris en mains les rènes du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette voici 31 ans. La préférence a été accordée à sa candidature parmi trois candidats. Suite à sa désignation à ces fonctions en date du 17 juillet 1978, il s'est mis au travail dès le lendemain, 18 juillet. A ses dires, il a entamé ses nouvelles responsabilités avec, en vue, quatre objectifs majeurs: - amener l'ancienne école de musique qui, en 1969, avait été dotée du titre de conservatoire sur une orbite à la hauteur de l'un des deux seuls conservatoires du pays, et ce tant au niveau de la qualité qu'au sujet de l'offre musicale et pédagogique; - revaloriser de façon générale l'enseignement musical dans le cadre de l'ensemble de l'enseignement au Grand-Duché de Luxembourg; - faire en sorte que les fonctions de professeur de musique aient enfin leurs titres de noblesse; - assurer au Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette un siège digne d'un conservatoire à l'époque en pleine expansion. Le passage en revue de ces quatre objectifs a permis de constater que Fred Harles a pleinement réussi dans ses efforts assidus et inlassables. En effet, le corps enseignant est passé depuis lors de 21 unités - 13 professeurs de musique et huit chargés de cours - à 65 au courant de l'année scolaire en cours, soit 25 professeurs et 40 chargés de cours. En dépit de l'accroissement considérable de ce nombre, le climat et l'at- “Le Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch-sur-Alzette possède sa propre identité” 76 mosphère de travail sont ce qu'il y a de mieux au sein d'un corps enseignant. Pendant ces mêmes trois décennies, le nombre des élèves est passé de 700 à 1100, et ce en dépit de la création de plusieurs écoles de musique dans les communes avoisinantes de la Ville d'Esch, comme Differdange, Pétange, Dudelange et Bascharage, ainsi que des cours musicaux dispensés dans les communes de Rumelange et de Mondercange par les chargés de cours de l'Ecole de Musique de l'Union Grand-Duc Adolphe (UGDA). Malgré les facilités que pourraient rencontrer les enfants et les jeunes dans ces communes, en comparaison à leur inscription au conservatoire à Esch/Alzette, notamment en ce qui concerne l'accessibilité et les transports bien plus faciles - ce qui entraînerait un gain de temps considérable -, la confiance dans les services du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette l'emportent encore et toujours, notamment auprès des parents d'élèves. Cette confiance jamais ternie se lit aisément au nombre d'heures données par semaine: de 300 en 1978, il a plus que triplé pour passer actuellement à quelque mille. Le conservatoire assure à un haut niveau musical le premier cycle, la division inférieure ainsi que les divisions moyenne, moyenne spécialisée et supérieure. Ces formations permettent aux étudiants une continuation de leurs études à l'étranger en vue d'atteindre les cîmes de l'éducation musicale, soit d'embrasser la profession de professeur de musique soit de faire leur entrée dans un orchestre renommé. Fred Harles déplore d'ailleurs sincèrement que l'accès de musiciens de nationalité luxembourgeoise, même ceux de très haut niveau musical, à l'Orchestre Philharmonique de Luxembourg soit devenue pratiquement impossible. Cette année, une nouvelle formation de chant choral est venue s'ajouter aux nombreux cours traditionnels. Il s'agit en l'occurence d'un projet-pilote qui consiste à ranimer l'intérêt pour le chant choral. Le Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette, la Ville de Luxembourg et l'Ecole de Musique de l'Union Grand-Duc Adolphe (UGDA) se sont associés à ce projet- pilote. Une autre nouveauté consiste dans l'offre à l'intérieur des cours de danse. En effet, cette formation a été dotée d'une formation musicale parallèle. Les intéressés y inscrits suivent bien évidemment des cours de solfège et bénéficient de la sorte d'une formation musicale spécifiquement axée sur la danse. Comment s'imaginer de nos jours qu'à l'époque où Fred Harles a pris la direction du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette, il disposait en tout et pour tout d'un bâtiment principal et de quatre annexes plus que vétustes, où enseignaient 21 collaborateurs.De plus, sans même parler des installations, le matériel didactique faisait cruellement défaut.

Sortir des locaux lamentables et piteux

Le temps pressait donc de trouver un hébergement tout à fait différent et digne de ce nom pour le Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette. Après bien des périples et tergiversations, Fred Harles put s'assurer le concours et l'assistance du gouvernement par le biais du Ministre des Finances de l'époque, Jean-Claude Juncker, du Ministre des Affaires Culturelles Robert Krieps qui, tous deux, ont cru dès le début en l'avenir du conservatoire d'Esch/Alzette et au bien-fondé des attentes du directeur; aussi firent-ils bénéficier l'administration communale d'Esch/Alzette d'importantes subventions financières. Au niveau communal, ce furent essentiellement François Schaack et Ady Jung qui s'engagèrent en toute confiance dans l'important projet d'extension du conservatoire. Lorsque l'ancien Casino de l'Arbed se trouvait à disposition, Fred Harles a mis les bouchées doubles pour y faire installer le conservatoire. Les travaux de restauration furent entamées le 6 octobre 1989, et en septembre 1993, la restauration fut achevée. L'inauguration officielle a eu lieu en date du 24 septembre 1993. Quelque 1500 concerts à la direction du „Brass-Band du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette“ En 1973, Fred Harles était à l'origine de la fondation du „Brass-Band du Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette“. L'objectif de cette création a été la promotion des cuivres, en quelque sorte des acteurs culturels en seconde ligne de l'estime portée jusque- là bien plus largement vers d'autres instruments et groupes musicaux. Fred Harles orienta la composition de 30 musiciens et surtout le répertoire de l'orchestre sur les brass-bands anglo-saxons qui, à l'époque, dépassaient de loin les brass-bands du continent européen. Au vu des nombreux et excellents élèves dans le domaine des cuivres, Fred Harles disposait ainsi du fond pédagogique pour initier au sein du „Brass-Band“ les meilleurs musiciens aux cuivres: le succès enregistré dès le départ allait lui donner raison. En effet, le „Brass-Band“ constitue de nos jours l'un des emblèmes musicaux et artistiques représentatifs du „Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette“ en particulier et de la Ville d'Esch/Alzette en général. Depuis la création du „Brass-Band“ en 1973, l'orchestre s'est présenté lors de quelque 1500 manifestations, essentiellement lors de concerts, de séances académiques, de présentations à la télévision et d'émissions de radio. C'est en janvier 2008 seulement, après 35 ans de succès, voire de triomphes, à la tête du „Brass-Band“ que Fred Harles a transmis la baguette au trompettiste Guy Conter, professeur du „Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette“ et membre de très longue date de cet orchestre. Entretemps, le „Brass-Band“ a produit sept excellents CDs et a participé à cinq championnats d'Europe avec des résultats très honorables. Au concurs de l'“Union Grand-Duc Adolphe“ (UGDA) en 2006 à Mondercange, devant un jury international, le „Brass-Band“ a atteint le résultat pratiquement inimitable de 99 points sur les 100 possible. A l'étranger, le „Brass-Band“ a donné des concerts pleins de succès en Ecosse, à Bergen en Norvège, à Montreux en Suisse et à Londres, pour ne citer que ceux-là. A la tête du conservatoire à Esch/Alzette, Fred Harles a encore innové en donnant naissance à un ensemble vocal, une chorale des jeunes, un orchestre de chambre et un orchestre symphonique. Interrogé sur les meilleurs moments à la direction du conservatoire au cours de son mandat de 35 ans, Fred Harles n'hésite aucun moment à citer l'identité spécifique dont il a réussi à doter le conservatoire, en collaboration avec le corps enseignant, mais au même titre les importantes transformations réalisées à l'ancien Casino de l'Arbed pour assurer au conservatoire un site digne d'un conservatoire de musique. Quant à ses intentions de se retirer de la direction du conservatoire, Fred Harles n'y pense pas encore. Avant de déposer la clé, il désirerait continuer à planifier davantage au conservatoire le chemin vers un avenir prospère.

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