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Echo: Les projets en cours à Strassen
avancent-ils correctement?
Gaston Greiveldinger:
Tout avance
très bien. Ainsi, pour ne parler que
des plus grands projets, le centre
aquatique «Les Thermes» est en
phase de finition et sera prêt pour
son ouverture en janvier. Nous avons
déjà une excellente équipe de direction
et recrutons actuellement le personnel
de la piscine.
Au niveau du logement, nous travaillons
toujours sur le projet Pescher.
Pour rappel, le projet Pescher 4, 5 et 6
vient compléter une structure existante,
(Pescher 1, 2 et 3), et sera
achevé en trois étapes. Nous devrions
prendre grosso modo une dizaine
d'années pour aménager l'ensemble
des 11 hectares à notre disposition.
Ce lotissement, qui s'inscrit dans la
démarche IVL, permettra à notre
commune de suivre son développement
naturel, à savoir un accroissement
démographique annuel de
1,2%, dans des conditions optimales.
Echo: La mobilité douce est
actuellement au centre de vos
préoccupations...
Gaston Greiveldinger:
Ensemble avec MM Faber et Gleis, le Collège
des Bourgmestre et Echevins
s'investit dans la mobilité douce.
Nous avons ainsi réalisé un plan
en plusieurs étapes.
La première étape vise à réduire la
vitesse à 30 km/h à l'intérieur des
lotissements, à la rue des Romains,
la rue Follereau, la rue du Bois et à
la partie Est de la rue du Kiem.
Nous avons ainsi voté un crédit de
100.000 euros pour exécuter les
travaux nécessaires à la réalisation
matérielle des réducteurs de
vitesse et des marquages au sol
dans le but de rendre bien visible
cette limitation de vitesse.
A 30 km/h, les piétons, les cyclistes
et les automobilistes seront sur
un pied d'égalité, et nous en profiterons
pour agrandir le réseau des
pistes cyclables.
Ensuite, une fois que le tronçon rue
des Romains sera apaisé, nous
aménagerons un grand espace
devant la maison communale. Cet
espace, partagé avec le centre culturel
Barblé, participera à réduire la
vitesse rue des Romains. Cet
espace donnera directement sur le campus scolaire. On pourra alors véritablement
parler de parcours sécurisé
pour les enfants de nos écoles.
Nous venons d'ailleurs de lancer
une initiative qui encourage les
enfants à venir à l'école à pied,
accompagnés par un éducateur ou
un parent d'élève.
Echo: Vos efforts sont donc en
grande partie tournés
vers la jeunesse…
Gaston Greiveldinger:
C'est exact.
Nous avons la chance d'avoir des
infrastructures scolaires neuves.
Depuis cette rentrée, nous mettons en
pratique des concepts éducatifs innovateurs
comme le «Team Teaching» et
le fonctionnement d' «Equipes pédagogiques
», qui tenteront une amorce
de réponse à l'hétérogénéité obligatoire
des classes. Ces pratiques scolaires
favorisent un système de détection
et de remédiation des difficultés et
promeuvent un dispositif d'extension
des savoirs avec un souci d'offrir à
chaque élève la chance de parcourir
sa scolarité selon ses capacités et ses
potentiels.
Nous avons ainsi engagé du personnel
spécialisé, notamment pour s'occuper
des élèves qui connaissent le
plus de difficultés. Il s'agit notamment d'une éducatrice
graduée qui s'occupera de tout ce qui
touche à la vie sociale de l'école,
autant la résolution non violente des
conflits qu'une plus grande implication
des parents dans la vie de l'école
et d'un pédagogue qui s'occupera
des ateliers d'expression dramatique.
Tout ceci nous permettra, je l'espère,
d'obtenir le label «Les écoles de Strassen
- Ecoles associées à l'Unesco».
Echo: Les écoles associées à
l'Unesco ne s'occupent-elles pas
aussi de développement durable?
Gaston Greiveldinger:
Tout à fait !
L'éducation au développement durable
permet d'amorcer la conception de pratiques nouvelles ou de projets
pédagogiques permettant de développer
chez tous les élèves «une citoyenneté
engagée et responsabilisée».
Savoir que la planète est menacée
ne suffit pas à infléchir les moeurs
quotidiennes. La plupart des recherches
conduites sur les habitudes
des consommateurs montrent que la
relation entre la prise de conscience
et l'action est faible.
Le centre de gravité de l'éducation
doit se déplacer de l'acquisition de
connaissances vers le développement
de nouvelles compétences qui
ouvrent de larges horizons. Ainsi
revient-il à l'école le rôle clé d'éduquer
des jeunes compétents pour
s'engager en tant que citoyens.
Le développement durable mobilise les
compétences transversales qui se
déploient à travers les divers domaines
d'apprentissage: au niveau des sciences
exactes et des sciences humaines.
Echo: Il n'est cependant pas
toujours évident d'intéresser
les jeunes aux sciences...
Gaston Greiveldinger:
C'est pourquoi
nous avons mis en place des
ateliers scientifiques qui ont pour but
de sensibiliser les élèves aux sciences
naturelles et de développer leurs
compétences transversales en biologie,
chimie et physique. Les élèves
de 6 à 12 ans se verront offrir la possibilité
de fréquenter des ateliers
d'alphabétisation scientifique.Ces ateliers seront organisés endehors
de l'horaire normal pendant
les après-midi libres. Ce projet sera
réalisé en étroite collaboration avec
le Groupement Pro-Science, le
Musée National d'Histoire Naturelle
de Luxembourg, le Fonds National
de la Recherche.
Echo: Quelques mots pour conclure?
Gaston Greiveldinger:
Tous ces efforts
visent à avoir une école égalitaire,
qui permette des parcours différenciés
au sein d'un système commun.
Une école qui fasse abstraction
de tout préjugé, combatte tout
type de discrimination et établisse
une vraie mixité sociale. Le but de
cette école est d'aider les jeunes à
trouver leur voie dans la
société, de les rendre capable
d'assumer pleinement les
défis lancés par «Our commun
future» et d'être prêts à
investir dans leur éducation
comme dans le dessein d'apprivoiser
cette idée d'une
«citoyenneté engagée et responsabilisée
»
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