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Gros plan sur le métier d’installateur en chauffage et sanitaire au Luxembourg Imprimer Envoyer

Tags: Luxembourg

Magazine Architecture & Bâtiment 2008-98

Gros plan sur le métier d’installateur en chauffage et sanitaire au Luxembourg

Au Grand-Duché de Luxembourg, les entreprises d’installation de chauffage et sanitaire foisonnent !

Qu’elles soient de taille modeste, moyenne ou importante, on en trouve pratiquement à tous les coins de rue. Pour s’en convaincre, quelques clics sur Internet suffisent : on en dénombre environ 160 rien que sur l’annuaire professionnel du Luxembourg… La concurrence dans ce domaine est rude ! Le métier d’installateur en chauffage et sanitaire est donc un métier très prisé mais qui, à l’heure du prix astronomique du mazout et des préoccupations écologiques sans cesse plus pressantes, doit constamment se réinventer.

Tout d’abord, un installateur chauffage et sanitaire se doit d’être polyvalent. En effet, au cours de sa carrière, il sera amené à toucher à tout, du travail le plus « classique » (chaudières au mazout, installations et raccordement de salles de bain, de WC, etc.) au plus spécialisé (panneaux solaires, chauffage-sol, saunas, piscines, etc.). S’il est qualifié ( une formation en apprentissage est envisageable en 3 ans au Luxembourg ), il sera d’autant mieux préparé à affronter et à maîtriser les diverses spécificités que demande chaque installation, bien plus qu’un ouvrier non-qualifié ou qu’un intérimaire, par ailleurs nombreux sur les chantiers. Notons au passage qu’il sera également mieux payé!

De plus, le métier d’installateur en chauffage et sanitaire demande une grande rigueur, une certaine autonomie mais aussi (surtout ?) une importante résistance physique. Il s’agit en effet d’un travail très difficile, où l’ouvrier est amené à transporter et à installer du matériel lourd, bien que l’outillage sans cesse plus performant et l’arrivée sur le terrain de nouveau matériaux rendent le travail moins rude que par le passé. Cela étant, les problèmes de santé, et particulièrement les problèmes de dos, ne sont pas rares.

Heureusement, la profession bénéficie de deux semaines de congés obligatoires consécutives (cette année, le congé obligatoire du bâtiment a eu lieu du 4 au 22 août inclus) qui sont l’occasion pour les ouvriers et leurs patrons de savourer un repos bien mérité. Toutefois, il n’est pas rare que certains doivent tout de même travailler. En effet, si un chantier a pris du retard, ou si d’éventuels travaux de maintenance, de réparation ou de dépannage s’avèrent nécessaires, il est possible pour le patron d’obtenir pour ses ouvriers une dérogation spéciale de la délégation du personnel. En outre, rien n’empêche les entreprises à effectuer des travaux hors du territoire luxembourgeois. En effet, la convention collective de travail pour les métiers d'installateur sanitaire et de chauffage indique dans son 2eme article que la convention collective de travail s'applique à toutes les entreprises luxembourgeoises ou étrangères et ouvriers travaillant dans la branche et sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg.

Nous le disions plus haut, la hausse du prix du combustible ainsi que les préoccupations écologiques ont eu une influence considérable sur le métier. Pour les jeunes générations de propriétaires ou de chefs d’entreprise, le fait est entendu : on se passera désormais du chauffage à mazout traditionnel ! On préfèrera désormais investir dans les technologies nouvelles comme les panneaux solaires ou photovoltaïques, dans les systèmes de chauffage-sol, dans le « bon vieux système » de chauffage à bois, mais aussi dans les chaudières à condensation permettant de récupérer les gaz créés par la consommation du mazout afin de se chauffer. Le secteur a donc dû s’adapter à ces changements soudains. Les ouvriers sont tenus de suivre de plus en plus de formations : celles-ci leur permettent de se tenir au courant des nouveautés ( par exemple, le fonctionnement des nouvelles pompes à chaleur, les systèmes de ventilation double flux, les split-systems à deux fonctions, les puits canadiens, etc.) et de se recycler le cas échéant. Nous noterons que les évolutions technologiques sont pour l’instant plus importantes dans le domaine de l’installation de chauffage que dans le domaine sanitaire.

D’après Serge Laviolette, ouvrier chez A+P Kieffer Omnitec au Luxembourg : « environ 30 % des gens se tournent aujourd’hui systématiquement vers les systèmes de chauffage par panneaux solaire, vers les systèmes de chauffage-sol ou les chaudières à condensation. Ces dernières sont de plus en plus prisées. Plus encore que les problèmes de pollution, ce qui motive les gens, c’est leur portefeuille ! Les primes accordées pour l’installation de systèmes écologiques, non-polluants, sont importantes et permettent un rendement financier relativement rapide ! » Et Jean-Yves Hubert, technicien chez Felgen & associés, de confirmer : « les chaudières à condensation avec réduction de la consommation de mazout ont beaucoup de succès actuellement. Avec la hausse du prix du mazout, les gens préfèrent investir dans des systèmes économiques ».

Ces exemples prouvent que dans le domaine de l’installation de chauffage et sanitaire, il est impératif - tant pour les patrons que pour leurs ouvriers - de se tenir au courant des nouveautés. Etant donné la concurrence sur le Grand-duché, ils ne peuvent se permettre le moindre défaut de vigilance quant à l’évolution du marché.

Pour finir, quelques petites conseils de nos experts en chauffage et sanitaire pour ceux qui construisent et qui voudraient éviter un maximum les dépenses énergétiques superflues : bien isoler les conduites afin d’éviter de trop grosses perditions de chaleur, préférer les chaudières basses-températures, et éviter les radiateurs surdimensionnés. Ce sont de petites choses auxquelles on ne pense pas toujours en construisant… mais qui font vite la différence !

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