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Entretien avec Xavier Bettel député Imprimer Envoyer

Tags: Député | Luxembourg

Magazine Echo 2010-2

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Entretien avec Xavier Bettel député

Echo:

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs? Xavier Bettel: J'ai 36 ans et j'exerce la profession d'avocat. Au niveau politique, je fais, depuis toujours, par tie du DP, formation politique dans laquelle j'ai pu m'épanouir jusqu'à devenir en 2009 chef de groupe à la Chambre des Députés. Au niveau communal, j'ai été 6 années conseil ler avant de devenir échevin de la Ville de Luxembourg en 2005. Si la politique me prend toujours d'avantage de temps, je tiens à continuer à exercer mon métier d'avocat. C'est pour moi un gage de liberté.

Echo:

La liberté est donc le maitre mot de votre façon de vivre?

Xavier Bettel:

Je vis au jour le jour et ne fais pas de plan de carrière. Je me souviens de la fierté de mon père au moment où j'ai été assermenté député, juste avant son décès, et ça me pousse à m'investir de façon la plus honnête possible dans mes mandats. Dans mon parti, j'ai une grande liberté de ton et d'action

Echo:

En quoi votre métier d'avocat vous a-t-il aidé dans votre façon de faire de la politique?

Xavier Bettel:

Il m'a aidé à plusieurs niveaux. Au niveau humain tout d'abord. Lorsque l'on s'occupe de divorces par exemple, on est au plus près des problèmes quotidiens des gens. Cela développe une certaine sensibilité aux problèmes des gens, qui sert ensuite en politique, d'autant que j'ai eu la chance d'avoir des portefeuilles très intéressants, en contact direct avec les gens et leurs problèmes. Ensuite, à la Chambre des Dépu tés, on vote des textes de loi et le métier d'avocat aide à les comprendre.

Echo:

De quels dossiers vous occupez-vous à la Ville de Luxembourg?

Xavier Bettel:

Pour être une ville ouverte, Luxembourg doit être une ville où tout le monde se sente bien, y compris les personnes avec un handicap. Nous avons ainsi initié il y a peu un cours de langage des signes dédié aux entendant. Nous sommes également en train de relancer un plan communal en faveur de la jeu nesse. Nous discutons directement avec les jeunes pour voir avec eux ce qu'il y a ou pas dans les quartiers et voir quels sont réellement les besoins. Faut-il, par exemple, construire une nouvelle maison des jeunes ? Au niveau des personnes âgées, nous disposons déjà d'un système de téléalarme et nous étudions la possibilité d'améliorer ce système avec un bracelet gps. Les questions relatives à l'urgence sociale, prostitution, drogue, me touchent également beaucoup et je suis convaincu de la nécessité du fixerstuff. Je suis absolument contre les ghettos et je lutte pour qu'il y ait une mixité sociale dans nos quartiers. Nous avons également un projet d'épicerie solidaire qui devrait ouvrir cette année. Pour que chacun puisse se sentir bien, il faut que tout le monde puisse vivre ici. C’est pourquoi la Ville de Luxembourg a lancé un projet Baulucken, qui permet à des jeunes familles, par le biais du bail emphytéotique, d'accéder à la propriété à des prix très attractifs. Notre projet a connu un très grand succès et sommes actuellement entrain de préparer un nouveau projet dans le même sens.

Echo:

Revenons un peu sur le problème de l'handicap, pensez- vous que la ville de Luxembourg fasse tous les efforts nécessaires?

Xavier Bettel:

Luxembourg est à ce niveau dans la bonne moyenne européenne, même si nous avons certains retards. Aux dernières élections législatives, il y avait pour la première fois des isoloirs spéciaux et des bus adaptés aux personnes en chaise roulante. Au niveau de la ville, nous avons engagé des personnes handicapées et il serait bien que les entreprises privées en fassent autant, car on peut avoir un handicap et travailler parfaitement. Nous avons également signé une convention avec la ligue luxembourgeoise d'hygiène mentale afin d'avoir des appartements thérapeutiques pour des personnes victimes de dépression ou de burn out.

Echo:

Quelle est votre définition d'une bonne politique sociale?

Xavier Bettel:

Il faut que tout le monde se sente bien, que l'on donne à chacun une qualité de vie et un minimum de droit et de dignité. Je suis pour encourager les gens, pas pour les assister. Ma philosophie n'est pas de donner du poisson à quelqu'un mais de lui apprendre à pêcher. Il ne faut pas assister les gens mais leur donner la capacité de réussir. Je crois en la personne et il faut aider les gens à exploiter leurs propres capacités.

Echo:

Quelques mots pour conclure?

Xavier Bettel:

J'ai choisi le DP il y 16 ans et je ne le regrette pas. Je ne pense pas que j'aurais pu me sentir aussi libre dans un autre parti. Comme dit précédemment, je suis pour aider les gens à don- ner le meilleur d'aux-même, pas les assister. Je suis également convaincu qu'il faut cesser de met- tre uniquement à contribution les classes moyennes, qui parfois se sentent les seules épaules sur lesquelles tout repose.

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