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Les fouilles archéologiques au Schéieschlach Imprimer Envoyer

Tags: Vieille-Ville

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Les fouilles archéologiques au Schéieschlach.

Les fouilles effectuées dans la cour du Schéieschlach (accessible par la rue Wiltheim en vieille ville) ont permis de mettre au jour des structures archéologiques qui témoignent de plus de 1000 ans d’histoire sur une superficie totale d’environ 7,5 ares.

Le premier lotissement.

Les premières couches archéologiques remontent à l’époque carolingienne, avant le Xe siècle, à l’aube de la formation urbaine de Luxembourg. Les objets retrouvés, notamment ceux façonnés en os, témoignent d’une société basée sur le travail artisanal. On peut supposer des travaux liés au tissage ou à la confection de parures vestimentaires avec des peaux d’animaux.

Les constructions retrouvées sont spacieuses et reposent sur la terre naturelle. Etablies en pente, et orientées en direction du rocher du Bock, elles se trouvent à proximité de l’endroit que l’on imagine être le centre du bourg, d’où convergent toutes les rues. Malgré l’absence d’une rue romaine, supposée par tous les historiens à l’endroit du Schéieschlach, le site représente un quartier du Moyen Age enseveli suite à l’installation de défenses militaires au cours du XVIe siècle.

La rue et le quartier en pente.

Après l’abandon de la première occupation du site, on imagine, au cours du XIIe siècle, la construction d’une rue en pente qui se place audessus des anciennes maisons. Un nouveau parcellaire est créé, orienté différemment du précédent. La rue en pente, parallèle à la grande place du marché, détourne cette place et relie comme une rue en boucle, le centre marchand de la ville avec le site du château fort et les faubourgs logés dans la vallée. Des maisons et des parcelles de jardin sont installées le long de cette rue.

La réfection de la rue et la disparition du quartier médiéval.

Au cours de la deuxième moitié du XIVe siècle, des travaux de réfection du revêtement de la rue ont permis de changer un pavé vieux d’au moins deux cents ans.

Le riche matériel archéologique qui fut découvert sur l’ensemble du site est composé essentiellement de céramiques datant du XVe siècle et d’ossements animaliers.

Or, ce site en pente raide, qui dès les débuts de la conquête du terrain par les hommes a su garder sa morpho logie naturelle en pente, devait disparaître sous l’impulsion des planificateurs. Ces derniers ont opté pour l’installation d’une architecture militaire adaptée aux besoins du temps. Par cette planification, les anciens chemins communicants avec le Pfaffenthal et avec le château comtal sont supprimés.

Abandonné, le quartier médiéval se transforme en chantier de construc tion et les déchets qui ont naturellement suivi le chemin vers la vallée se déposent derrière un nouveau mur, érigé dans les années 1540. Avec les décennies qui passent, le quartier se retrouve noyé sous les ordures qui se sont accumulées au cours du XVIe siècle.

La construction réalisée par les militaires est impressionnante. Les points d’accès à la ville sont désormais limités au strict minimum, ce pour des raisons stratégiques. Ainsi, la ville de Luxembourg se transforme petit à petit en place forte de mieux en mieux défendue.

Les grands changements urbains du XVIe siècle.

Rappelons que le quartier de la vieille ville a beaucoup souffert au XVIe siècle. Il a connu des incendies mémorables, notamment celui de 1509 qui a ravagé plus de 180 maisons, ainsi que des attaques militaires, comme lors des batailles qui opposaient les français aux espagnols dans les années 1540. Ces circonstances ont certainement accentué la dégradation du quartier, ce qui fait que la planification entière du quartier s’imposa naturellement.

Alors que la vieille ville reprend dès le milieu du XVIe siècle ses lettres de noblesse par la construction du bâtiment administratif pour héberger le Conseil provincial, le Schéieschlach sombre un peu dans l’oubli. Des constructions très modestes à l’intérieur de l’îlot sont érigées sur les décombres. La ville est à nouveau en alerte au moment du siège de la forteresse au cours des années 1683 et 1684. Après les bombardements qui ont mis en péril un grand nombre de maisons bourgeoises et l’architecture militaire, un budget important fut mis à disposition par le roi de France pour la reconstruction de la place forte de Luxembourg.

Remblaiement et changement d’affectation pour un lot de terrain maintenu par le mur de forteresse

Dans une deuxième phase, c.-à-d. après celle du XVIe siècle, le terrain du Schéieschlach est à nouveau remblayé et de nouveaux bâtiments s’y établissent. Ils remplissent essentiellement des fonctions militaires et les caves servent de hangars pour l’artillerie lourde.

Avec la décision prise de démanteler la forteresse, cette partie est restée presque indemne. Les bâtiments arrière avec leurs voûtements sont maintenus. La courtine est conservée. Seul le bastion du château, le corps de garde et le chemin du rempart sont supprimés. Ainsi, l’Etat dispose de terrain constructible pour y aménager l’actuel boulevard Thorn. A d’autres endroits, l’Etat propose aux propriétaires privés d’acquérir l’ancien terrain militaire, situé juste derrière leur maison. Certains y érigent des annexes, d’autres profiteront de cet espace en le transformant en jardin. Les anciennes caves militaires sont converties à des usages plus pacifiques et elles deviendront la propriété de la Clinique St-Joseph dès 1911. On y trouve une cuisine, une salle réfectoire et un laboratoire.

Avant la démolition resp. la réaffectation des bâtiments arrières au moment de la restructuration de l’îlot par le Fonds de rénovation, quelques locaux servaient d’atelier pédagogique au musée national d’Histoire et d’Art, lorsque ce dernier était en chantier.

Au cours des années 2003 et 2004, des fouilles archéologiques ont commencé dans la zone qui a été convertie en parking souterrain en 2006. Ces fouilles ont permis de retracer une histoire millénaire passionnante, qui attend d’être analysée dans le détail.

Comme il s’agit d’un site archéologique unique en vieille ville de Luxembourg, puisque l’espace de fouille était très conséquent, on a pu suivre couche par couche les vestiges qui se sont entassées et qui matérialisent mille ans d’histoire, sur douze mètres de profondeur en aplomb du mur du rempart. Cette fouille a permis de retracer la continuité de l’oc cupation et de l’activité humaine avec l’appui de tous les témoins matériels archéologiques. Elle illustre l’impact du pouvoir politique central à certains moments capitaux. Soulevons la création d’une rue avec un lotissement médiéval puis le sacrifice de ce quartier au profit de la défense de la ville par la construction un mur de rempart.

Accessoirement aux différentes phases de construction et de reconstruction, aux centaines de caisses de matériaux archéologiques remplies jusqu’aux bords, le site apporte la preuve matérielle de changements urbanistiques majeurs sous l’impulsion du pouvoir central

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