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Magazine Echo Nr. 6 de l'année 2008 Imprimer Envoyer

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Editorial & Sommaire - Magazine Echo
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On nous reproche, à nous les médias, souvent à juste titre d’ailleurs, d’alimenter la crise en en parlant. Il est vrai que du moment que l’on s’est mis à écrire en masse sur la crise, donc à l’admettre, les bons de commande des entreprises se sont d’un seul coup d’un seul taries.

La crise a indéniablement un aspect psychologique. Il ne faut cependant pas tout confondre.

Lorsque l’on illustre la crise par les difficultés des classes modestes et moyennes, on découvre un phénomène en réalité vieux de quelques années.

Pour une bonne partie des ménages de la zone euro, la crise a commencé au moment de l’introduction de l’euro en 2002. A ce moment, les prix des produits de base ont flambé. Personne n’en parlait car les statistiques étaient faussées par des méthodes de calcul prenant en compte de la même manière les produits informatiques en baisse et le prix de la laitue, sans aucune pondération. On achète beaucoup de salades pour le prix d’un écran plat ! Bref, avec cette méthode de calcul, les prix restaient statistiquement stables, mais le pouvoir d’achat des ménages baissait.

Ce qui nous est arrivé ensuite est une crise financière qui au départ ne concernait que la finance, et qui s’est ensuite étendue à l’économie réelle malgré les efforts de nos gouvernements.

Doit-on cependant parler de faillite d’un système ?

Le système capitaliste a dérivé lorsque l’on a dérèglementé. Le problème ne vient pas tant du système que du manque de contrôle et de régulation. Parler de moralisation d’un système est incongru. La morale est une qualité humaine, un système est efficace ou non, il est moral si les gens qui le font fonctionner le sont.

On peut comparer ceci au code de la route. Si on supprimait au fur et à mesure des années les règles de circulation et les limitations de vitesse, on pourrait logiquement supposer une augmentation des accidents et des morts, ainsi que des inégalités croissantes entre ceux qui ont de grosses voitures bien sécurisées et ceux qui roulent dans d’anciennes autos mal entretenues.

Là, des annalistes nous expliqueraient que le problème vient des routes et des voitures, et qu’il faudrait moraliser tout ceci. D’autres proposeraient de revenir aux chemins et aux chevaux. Cela n’empêche que le meilleur moyen de se déplacer reste la route, et que les problèmes seraient liés à une (dé)réglementation trop permissive qui ne protège plus les automobilistes.

De la même manière, qu’on le veuille ou non, le système capitaliste est le seul à avoir sorti des millions de personnes de la misère, et à permettre a plusieurs générations de vivre mieux que leurs parents.

C’est uniquement lorsque l’on a commencé à dérèglementer que l’on a assisté à un retour en arrière, les plus faibles se retrouvant de fait fragilisé. Plus on a dérèglementé et plus les inégalités se sont creusées. On a assisté à un retournement des valeurs. Ce n’était plus le travail qui permettait de s’enrichir mais l’argent ! La cause et la conséquence se sont confondues. Le travail était dévalorisé et le simple fait de posséder suffisait à s’enrichir : seul l’argent créait de l’argent.

On le voit, la crise n’est pas uniquement financière, elle est aussi morale.

Tout comme dans l’exemple précédent, le problème ne vient pas de l’infrastructure, à savoir le capitalisme, mais du code de la route, à savoir les outils de réglementation du capitalisme. Ces petites réflexions très simples ne sont pas du goût de tout le monde. Il y a d’un coté une attirance des classes moyennes et modestes pour des alternatives anticapitalistes, qui amèneraient à mon avis à une impasse, à savoir revenir au temps des calèches, et de l’autre des financiers qui ne veulent pas rendre le pouvoir qu’ils ont gagné les dernières années.

Pour preuve, nombre d’établissements de la City ont trouvé le plan Brown trop contraignant, notamment parce qu’il exigeait qu’ils limitent les dividendes de leurs actionnaires. Pourtant, fin octobre, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, avait mis les banquiers en garde : "Les actions entreprises n'ont pas pour but de sauver les banques en tant que telles, mais de protéger le reste de l'économie des banques". Résultat, malgré un plan de sauvetage ambitieux, les banques anglaises n’ont pas joué le jeu et faute de crédits, les entreprises ferment et l’immobilier s’effondre en Grande Bretagne.

Il faut donc de toute urgence que la finance et le système, tout comme la route, adopte une réglementation plus contraignante et se dote de gendarmes compétents afin de la faire respecter.

Ce n’est qu’ainsi qu’à ce prix que le système survivra et redonnera confiance aux gens, qui ne sont pas uniquement mais qui sont tout de même des consommateurs. Pour que l’économie reparte sur des bases saines, il faudrait redonner confiance aux gens dans le système et dans leur avenir.

Les réponses à donner à la crise sont à chercher au moins autant dans le domaine de la morale que dans celui de l’économie.

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