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Claude Biever - Confédération de la Toiture. Imprimer Envoyer

Tags: Luxembourg

Magazine Architecture & Bâtiment 2010-105

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Claude Biever - Confédération de la Toiture

Architecture & Bâtiment:

Pouvez-vous nous présenter votre fédération en quelques mots?

Claude Biever:

La confédération de la toiture est à la base une idée d'Arthur Nilles qui, il y a déjà 25 ans, voulait regrouper les fédérations des ferblantiers, des calorifugeurs, des couvreurs et des charpentiers sous une seule et même fédération.Aujourd'hui, le marché est globalisé et plus que jamais les clients plébiscitent les entreprises qui offrent un service global en toiture, incluant les quatre métiers.Cela dit, les trois fédérations existent toujours et je suis, en plus d'être président de la confédération de la toiture,également président de la fédération des ferblantiers calorifugeurs.

Architecture & Bâtiment:

Comment se répartissent les rôles entre la confédération et les trois fédérations ?

Claude Biever:

La confédération de la toiture a un rôle de plus en plus important, car elle défend les intérêts de toutes les entreprises du secteur. C'est ainsi que la confédération va bientôt participer aux négociations avec les syndicats pour la convention collective. Les différentes fédérations ont cependant toujours un rôle à jouer, notamment dans la formation continue, les concours, etc. Concernant les financements,les entreprises cotisent dans les différentes fédérations individuelles, alors que la confédération est subventionnée par le sponsoring de nos fournisseurs.

Entretien avec Claude Biever, président

Architecture & Bâtiment:

Quelle est la situation générale du marché de la toiture au Luxembourg?

Claude Biever:

La situation générale n'est pas facile du fait qu'il y a moins de constructions neuves, donc moins de chantiers en cours.Les carnets de commande sont remplis sur un mois en moyenne contre trois à six mois auparavant. Moi-même, pour Sanichaufer Toitures, je fais un à deux devis par semaine en ce moment, contre un par jour il y a deux ans.Du coup,la pression sur les prix est très forte. Pour l'instant, les entreprises réduisent les effectifs en supprimant les intérimaires. Je pense que la crise ne fait que commencer. Les entreprises qui résisteront sont celles qui ont toujours fait de la qualité. On aura toujours besoin d'entreprise de toitures,mais comme le marché se resserre, seules celles qui font de la qualité auront toujours du travail. Nos entreprises travaillent aussi hors de nos frontières mais le marché français est aussi touché que le marché luxembourgeois. Notre seule chance est que les particuliers n'ont plus d'intérêt à laisser leur argent à la banque. Il est du coup à l'heure actuelle judicieux d'investir dans sa maison. Les gens qui investissent dans la rénovation de leur maison recherchent la qualité, la beauté et l’efficacité. Autre avantage en faveur des entreprises de toiture:si certains particuliers posent eux-mêmes leur carrelage, la toiture est un travail que l'on confie généralement à un professionnel pour bénéficier de la garantie décennale. C'est pour cela que ce sont les entreprises avec de l'ancienneté et un savoir-faire reconnu qui seront le plus recherchées par les clients.

Architecture & Bâtiment:

Votre métier a-t-il beaucoup évolué les dernières années?

Claude Biever:

La base de notre métier est toujours traditionnelle. Par contre, il y a eu beaucoup d'évolutions en ce qui concerne l'isolation thermique et la ventilation.Si, sur une maison ou une résidence, le pare vapeur est mal appliqué, alors tous les efforts énergétiques que l'on fera par après seront anéantis, sans compter les risques de pourrissement prématuré. Si des combles sont correctement isolés, alors il n'y fera pas trop froid en hiver, ni trop chaud en été, la seule condition étant un travail réalisé dans les règles de l'art. Sinon, le matériel a évolué dans le sens où chaque couvreur doit aujourd'hui disposer d'un camion grue et d'un atelier bien équipé avec plieuses, profileuses et guillotine. La plupart des charpentes sont également taillées avec des machines automatisées.

Architecture & Bâtiment:

Quelques mots sur la formation pour conclure?

Claude Biever:

On remarque que de plus en plus d'étrangers viennent passer leur maitrise au Luxembourg, car elle n'est pas payante au Grand- Duché. Le brevet de maîtrise ouvre toutes les portes de l'avenir. Il est dommage qu'il n'y ait pas plus de jeunes au Luxembourg désireux de profiter de cette excellente opportunité de pouvoir se développer, de réussir. Avoir sa propre entreprise, petite ou grande, est source de mérite, de respect, et donne un bon statut social. Bâtir sa vie et son avenir avec un métier que l'on maîtrise permet de construire sa richesse morale et financière. Pensez que 1.500 entreprises dans l'artisanat seront à céder dans les 10 années à venir. Ces entreprises vont s'arrêter ou seront reprises soit par des frontaliers, soit par des entreprises étrangères. Je voudrais, pour conclure, dire et redire que nos métiers dans tout l'artisanat offrent des perspectives de carrière très intéressantes pour des jeunes motivés.La toiture est un travail diversifié qui s'apparente parfois même à de l'art. Lorsque l'on fait des toitures, on peut être fier de ce que l'on a réalisé.

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