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Zumtobel - Auditorium de la Radio Danoise Imprimer Envoyer

Tags: Copenhague | Luxembourg

Magazine Architecture & Bâtiment 2009-101

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Le 17 janvier dernier, le nouvel auditorium de la Radio Danoise a été inauguré en grande pompe. Le projet de Jean Nouvel réunit Quatre grandes salles de concert différentes dans un cube bleu enveloppé, dont les façades servent de surfaces de projection nocturne. L’auditorium de la Radio Danoise a offert à Copenhague et à l’univers culturel international une symphonie alliant architecture contemporaine,éclairage innovant et expérience musicale unique.

S‘inscrivant dans le concept architectural du lauréat du prix Pritzker, Jean Nouvel, l‘enveloppe du nouvel auditorium de la radio danoise cohabite avec l’utilisation saisonnière du bâtiment. En Scandinavie, durant les lumineux mois d’été, l‘auditorium est peu utilisé; de l‘extérieur, le bâtiment semble alors plongé dans un silence léthargique, comme un parc surdimensionné abritant la salle de concert endormie.Toutefois, durant la période d’exploitation intensive, au cours des heures nocturnes et crépusculaires des longs mois d’hiver, la vie renaît dans le bâtiment long de 96 mètres, large de 58 mètres et haut de 45 mètres, et avec lui tout l’environnement clairement dominé par ses façades. Soudain, à travers les mystiques voiles bleus tissés, l’effervescence de la vie musicale se met à briller de plus en plus et occupe le devant de la scène avec raffinement. Pour ce faire, des surfaces lumineuses d’ambiance appelées «Concrete-Lights» et semblables à des coussins ont été spécialement développées. Ce jeu de mots pour la lumière, qui semble surgir du béton et qui est justement le contraire du béton solide, sied particulièrement à la poésie et à l’étonnement qu’offre cette oeuvre d’art, dans ses moindres détails.

La multitude de découvertes de ce type, les incompréhensibles salles labyrinthiques et, surtout, la virtuosité du partenaire de génie de longue date de Jean Nouvel, le poète des lumières et metteur en scène d’ambiances lumineuses Yann Kersalé, impressionnent et saisissent chaque spectateur. Au lieu d’analyser et d’appréhender le bâtiment, il le laissera bientôt opérer,fidèle à ce pourquoi il a été pensé et récompensé: un lieu de développement, de recherche et de représentation pour toutes les orientations musicales, au plus haut niveau international et d’enregistrement pour des transmissions radiophoniques et télévisées de la Radio Danoise.

Un atelier musical surdimensionné donc, vibrant en permanence. Alors, même lorsqu’aucune représentation ne se déroule dans la grande salle de concert de 1.800 places (studio 1), Dans l’une des trois petites salles de concert (studios 2 à 4) de 250 à 450 places ou sur l’une des nombreuses «scènes» du vaste foyer, la vie subsiste en permanence dans ledit foyer, lequel renferme et relie les salles de concert. Pour cela, des projections de photos volontairement abstraites et des petites séquences de films intégrées,issues du monde de la musique défilent sur les surfaces de la salle, associées à des motifs aux nuances chaudes. Afin de donner à ces projections l’intensité nécessaire, Zumtobel a développé un projecteur de gobos particulièrement performant et optimisé en fonction des exigences. Dans l’obscurité, le nouveau quartier coloré d’Oestad revient également à la vie grâce à des projections, sur des tons prépondérants de bleu mystique. Les motifs abstraits et les séquences filmées donnent une idée de ce qui se passe derrière la façade et invitent à tenter l‘expérience. La radio, un produit intrinsèquement invisible, a désormais un visage; le bâtiment devient une «lumière magique».

Tout en bas dans l’angle, cet immense rectangle musical s’ouvre au visiteur comme une porte de garage. L’histoire a commencé sous le ciel étoilé de Copenhague, le 17 janvier 2009,jour de l’inauguration festive par la Reine Magrethe II . Le firmament étincelant a été réalisé, en collaboration avec LEDON,à partir de 1.600 diodes électroluminescentes intégrées dans un plafond acoustique perforé de 300 m2.Derrière la lumière des étoiles, dans le froid nocturne, la philharmonie s’ouvre comme une petite ville virtuelle, avec différentes terrasses, de grandes et petites places,des bars et un restaurant. Un large passage,surplombé du restaurant, permet de passer des trois petites salles de concert et des bureaux aux autres bâtiments de la radio danoise.Ou alors, vous tournez à gauche et montez les larges escaliers pour atteindre la grande place centrale qui domine tout, le foyer principal, masqué par la coque qui enveloppe la salle de concert. Comme à travers un filtre, l’essentiel du monde extérieur environnant, de la ville lointaine ou des intempéries peut être appréhendé de l’intérieur.

Si les surfaces en béton et en bois, pures et non traitées, la complexité ou la grossièreté des différents éléments ne lui ont pas déjà fait ressentir, le visiteur prendra conscience plus tard, avec le vestiaire et les meubles de bar, de l‘infinie atmosphère d‘atelier se dégageant des caisses de transport d’instruments ostensiblement exposées. La vivacité, créée par le caractère éphémère mis en scène, offre dans le même temps une flexibilité insoupçonnée à l’usager. La renonciation totale aux citations et rituels architecturaux usuels facilite l’exploitation et reveille d’importantes attentes le jour de l’évènement musical. Si celui-ci se déroule dans la grande salle de concert, l’on commence par emprunter des escaliers toujours plus étroits et des couloirs toujours plus petits. Finalement, habillés d’un feutre de couleur orange, des sas faiblement éclairés par le sol absorbent non seulement chaque bruit, mais également le relief du monde extérieur et du quotidien. Comme un nouveau monde, la salle de concert s’ouvre alors, toute vêtue de boiseries aux couleurs chaudes,avec ses sièges coordonnés en différentes nuances d’ocre. Ici, l’architecture devient un décor et la salle un paysage. Comme des côteaux en terrasse, les rangées de sièges de l’auditoire sont organisées autour du fond de la vallée, la scène,encadrée de puissantes mais douces montagnes,de profondes vallées et, par-dessus tout, de l’orgue trônant comme un roc.Tout est plongé dans une lumière festive et tamisée, d’abord semblable à un coucher de soleil, puis,durant le concertà un éclairage aux bougies. En fait, Jean Nouvel a été inspiré ici des ambiances automnales des vignes de «la Lavaux» au bord du lac Léman. En toute logique, la salle de concert de Copenhague n’est pas habillée comme un instrument en bois, à l’image de la salle de concert KKL de Lucerne, également dessinée par Jean Nouvel;elle est, au contraire, conçue avec des feuilles, des «échelles» sur la façade environnante, semblables à un chapelet de feuilles mortes accumulées dans un panier. Le concert d’inauguration a commencé par une composition sur mesure d’Andy Pape, véhiculant tous les registres de la diversité de cette salle. Des solistes et des choristes de diferentes tessitures ont chanté depuis différents balcons et différentes profondeurs de salle. Le public faisait partie de la mise en scène.

Une panoplie complète de solutions exceptionnelles a permis d’obtenir les subtiles ambiances lumineuses de la salle de concert: un éclairage intégré dans le sol spécifiquement développé illumine les parois des balcons et les inonde d’une douce lumière. Le long des bordures extérieures du haut de la salle, une bande lumineuse simule,d’un côté, un éclairage naturel et, d’un autre côté, place la peinture murale d’Alain Bony et Henri Labiole (un coucher de soleil stylisé surdimensionné) dans la bonne lumière. Des réflecteurs agissent indirectement sur l‘immense toile de réflexion du son placée au centre de la pièce, plongeant la salle dans une lumière halogène festive.Grâce au système de gestion d’éclairage Luxmate, les ambiances lumineuses désirées sont composées dans la salle de concert de plus de 800 lampes ou groupes de lampes commandées individuellement. Le programme de planification interactif Vivaldi a énormément participé à cela; il a permis de déterminer les ambiances lumineuses au préalable avec l‘architecte et les usagers. Les données nécessaires ont été établies dès la phase de planification avec le logiciel de visualisation Inspirer. Le point d’orgue de ces travaux fut un premier concert virtuel lors d’une simulation de la salle de concert,dans le terminal V du centre de présentation de Zumtobel à Lauterach. Architectes, programmeurs, représentants des usagers et le PDG ont applaudi chaleureusement.

Si la grande salle de concert est dédiée à l’immense oeuvre musicale, chacune des trois plus petites salles possède une ambiance propre englobant toutes les sections et niches imaginables de la musique: optiquement, grâce à trois thèmes totalement différents pour l’aménagement, et acoustiquement, grâce à des caractéristiques de réflexion du son modifiables. Un équipement technique, vraisemblablement haut de gamme, est commun aux quatre salles de concert. Cela a également largement contribué aux 226 millions d’Euros dépensés au total pour la construction. Copenhague est ainsi devenu l‘auditorium le plus cher du monde, devant la sale de concert Walt Disney de Los Angeles de Frank O.Gehry qui se plaçait jusqu’ici en première place. Jean Nouvel:«L’architecture est comme la musique, elle stimule un certain plaisir et permet d’en jouir.»

www.zumtobel.com

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