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Entretien avec Lucien Lux ministre des Transports Imprimer Envoyer

Tags: Luxembourg | Ministre

Magazine Echo 2009-2

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Entretien avec Lucien Lux ministre des Transports

Echo:

Pourriez-vous, s'il vous plait, nous évoquer votre rapport personnel aux CFL?

Lucien Lux:

Les CFL font partie intégrante de mon histoire personnelle et familiale. Mon père était cheminot et travaillait à la gare de Troisvierges. En devenant cheminot, il tournait la page d'une tradition familiale agricole. Il faut dire que mon père avait 11 frères et sœurs, et ma mère 13. C'étaient des gens enracinés dans leur terroir. Du coup, lorsqu'il est entré aux chemins de fer, mon père a changé de monde avec un travail salarié et des horaires fixes. C'était une autre vie. Je suis moi-même né à Troisvierges, qui était le poste frontière des chemins de fer. Pour nous enfants, le chemin de fer symbolisait le voyage, notamment pour le pèlerinage de l'Octave. Prendre le train était un évènement formidable pour les enfants que nous étions. Comme mon père n'a jamais eu ni voiture ni permis de conduire, nous étions complètement dépendants du train pour voyager. Je me souviens encore très bien des vieux sièges en bois.

Echo:

A quel moment avez-vous quitté Troisvierges?

Lucien Lux:

Au moment du tout «premier paquet ferroviaire», sincèrement, au moment des premières rationalisations. J'avais 8 ans à l'époque et nous avons dû quitter Troisvierges car mon père perdait son poste. Sur le moment, cela a été très dur, surtout pour mes parents. Mon père avait le choix entre trois affectations: Luxembourg-ville, Bettem-bourg et Pétange. Comme la sœur de ma mère et son mari, également cheminot, vivaient à Bettembourg et que nous connaissions le parc merveilleux, c'est Bettembourg qui a été choisi. L'adaptation a été assez difficile pour mes parents, beaucoup moins pour nous, notamment grâce au club de foot qui m'a permis de très vite m'intégrer. En plus, je n'étais plus obligé d'être enfant de cœur à Bettembourg. Cela s'explique par le fait qu'à Troisvierges, nous étions dans un milieu bien plus conservateur, même si mon père était un véritable homme de gauche, syndicaliste et épris de justice sociale. 62 I ©3® dossier CFL p.62-63_Lucien Lux_Echo n°2-09.qxd 18/05/09 19:18 Page 2 Le chemin de fer sera le premier instrument de mobilité du 21e siècle Je peux dire que nous avons eu une jeunesse difficile mais heureuse, avec beaucoup de rigolades et d'excellents moments, notamment au football.

Echo:

Vous avez-vous-même travaillé aux CFL…

Lucien Lux:

Je suis entré aux Chemins de Fers en 1977, juste après le lycée. Là, dans le train qui m'emmenait au travail, j'ai connu Johny Lahure, à l'époque bras droit de John Castagnero. En 1978, on m'a proposé de devenir permanent syndical. C'était la fin du LAV et le début de l'OGBL. Lorsque Johny Lahure est devenu ministre en 1984, j'ai repris la place de bras droit de John Castagnero. En 1987, je me suis porté candidat à la mairie de Bettembourg et j'ai été directement élu, avec une majorité absolue pour le LSAP. Fils de cheminot, je suis devenu le bourgmestre de la ville des cheminots.

Echo:

Puis leur ministre…

Lucien Lux:

Lorsque l'on m'a proposé d'être ministre des transports et de l'environnement, j'ai d'abord dû réfléchir car c'étaient de nouveaux domaines pour moi. A la Chambre des Députés, je m'occupais surtout des domaines sociaux, de la politique familiale, de la sécu-tité sociale, etc. Du coup, ce que je connaissais le mieux dans ma nouvelle responsabilité de Ministre des transports et de l'environnement était les CFL, d'où ma relation aux CFL d'abord très émotionnelle.

Echo:

Quel bilan tirez-vous de ces cinq dernières années pour les CFL?

Lucien Lux:

Après cinq années en tant que Ministre des Transports, je suis satisfait du chemin parcouru par les CFL. Ainsi, on a triplé les investissements pour de nouveaux projets, passant de 100 millions d'euros en 2004 à plus de 300 millions aujourd'hui. Le nombre de passagers en national a augmenté de 25% dans la même période, et le nombre de passagers transfrontaliers de 66%. Les CFL comptent beaucoup de nouvelles rames et de nouvelles automotrices. Je suis également heureux que nous ayons réussi en 2005 à créer CFL Cargo. Il faut se rappeler que personne ne croyait à ce mariage CFL Arcelor à l'époque.

 

Echo:

Quelques mots pour conclure?

Lucien Lux:

Pour toutes les raisons que je viens d'aborder, je peux dire que les chemins de fer sont dans mes tripes. Le chemin de fer sera le premier instrument de mobilité du 21e siècle. C'est un moyen de transport moderne et efficace, qui présente de grandes potentialités et qui répond aux problèmes de pollution et du changement climatique. Il faudra continuer d'investir dans les CFL et il faudra que les CFL continuent de bouger. Dans les années à venir, je veux une société qui se rapproche du client. Les quinze dernières années, on a rationnalisé les services jusqu'à avoir des gares quasi vides. Cela va changer car une entreprise moderne doit être tournée vers le client. Nous discutons en ce moment les nouveaux contrats de service public et je tiens à finaliser ces contrats selon des concepts tournés vers la qualité, la qualité, et encore la qualité. On a des moyens, on a du matériel, maintenant il faut se doter d'un nouveau visage, ré-humaniser les chemins de fer. Nous sommes dans un monde qui bouge, un monde où la concurrence fait rage. Le réseau des chemins de fer est ouvert à cette concurrence et si on veut être de cette partie, il faut bouger dans la tête et dans les actes, ne surtout pas rester une société figée. Je crois que j'ai réussi à apporter ce changement de mentalités, ce sans dénigrer les critères de dialogue social, de salaires corrects, de sécurité, etc. Nous sommes, je le crois en train de réussir cet équilibre entre droits des ch em inots et nécessité de s'adapter à un monde en pleine m utation

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