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Magazine Echo Nr. 2 de l'année 2010 Imprimer Envoyer

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Magazine Echo

Echo 2010-2

A peine a-t-on accouché d'une solution pour sortir la Grèce de la crise que l'euro subissait une attaque en règle suite à une simple rumeur de dégradation de la note de l'Espagne et à un bruit affirmant que celle-ci allait demander une aide financière de 280 milliards d'euros au FMI. Si les états ont dû se porter au secours des banques il y a deux ans, force est de constater que ces dernières ont non seulement repris le pouvoir qui était le leur, mais qu'elles s'affirment comme des superpuissances capables non seulement de faire plier un état, mais de mettre à mal une monnaie que l'on croyait refuge jusqu'ici. A pouvoirs exceptionnels devraient correspondre des responsabilités exceptionnelles.

Or, si les marchés ont des pouvoirs quasi absolus, quelles sont leurs responsabilités ? Pour qu'il puisse y avoir responsabilité il faut qu'il y ait personne morale, or le marché c'est tout le monde donc personne. On nous avait annoncé que de la crise naîtrait un marché régulé et moralisé, c'est tout le contraire qui s'est produit. La finance dans sa forme actuelle est un monstre aux mille têtes que l'on ne peut plus contrôler et qui refuse de jouer le rôle pour lequel il a été créé. Que l'on ne s'y méprenne pas, je pense que le système capitaliste est de loin le plus valable, sauf qu'à force de déréguler on ne contrôle plus rien. A l'origine, la bourse est censée servir à apporter de l'argent aux entreprises afin qu'elles puissent se développer. Sauf que les bénéfices des banques se font quasi-uniquement par des produits dérivés qui, malgré une complexité extrême et savante, s'apparentent à des jetons de casino. Pendant ce temps, les entreprises voient leur accès au crédit plus que restreint.

Comprenne qui pourra ! En même temps, les banques prêtent de l'argent aux états, sur base d'une notation faite par une agence souvent bancaire. Ensuite, les agences de notation peuvent dégrader la note d'un pays trop endetté, ce qui fait que l'on continuera de lui prêter de l'argent, mais à un taux beaucoup plus élevé. C'est comme si au lieu de jeter une bouée à quelqu'un qui se noie, on lui donnait une ceinture plombée. Ce ne sont plus les banques qui sont au service des entreprises et des états, mais le monde qui est au service des banques. Autrement dit, l'argent est passé de serviteur à maître.

D'après Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, l'Euro pourrait disparaître si l'Europe ne parvenait pas à régler ses “problèmes institutionnels fondamentaux” dans la foulée de la crise grecque. Ce qui est sûr, c'est que tant que l'Europe n'aura pas une véritable gouvernance tant politique qu'économique, elle n'aura pas les armes pour résister aux spéculateurs. Revenons sur la crise grecque. Trois mois de tergiversations pour au final aboutir à la solution initiale. Parlons ensuite de cette solution. La France et l'Allemagne prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas, qu'elles empruntent à 3% et qu'ils prêtent à 5%. Aide intéressée donc. Que dire ensuite du plan de rigueur imposé par les pays préteurs et le FMI ?

Il est tout de même étrange que l'on prête de l'argent à la Grèce en demandant des efforts plus que considérables à sa population déjà en difficulté, et qu'on ne lui demande pas de restreindre son budget de défense, le plus élevé de la zone euro en pourcentage de PIB. Argument avancé : la Grèce risquerait de se faire envahir par la Turquie ou la Bulgarie, la bonne blague ! Par contre ce sont bien des armes françaises qui sont achetées par la Grèce. On fait donc crédit à quelqu'un pour qu'il nous achète nos produits, en gagnant tant sur le produit vendu que sur la somme prêtée. C'est ce que l'on appelle un arrangement gagnant gagnant !

Tant qu'il n'y aura pas une cohérence européenne, autrement dit tant que l'Europe n'existera ni au niveau politique, ni au niveau économique, on continuera d'assister à une série de mesures qui prise individuellement peuvent paraître judicieuse mais mises bout à bout ressemblent à du grand n'importe quoi

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