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Rencontre avec Roland Kuhn Président de la Chambre des Métiers Imprimer Envoyer
Magazine Echo 2012-5

Commençons par aborder la problématique de la reprise des entreprises existantes, y a-t-il beaucoup d’entreprises sans succession au Grand-Duché de Luxembourg ?

Roland Kuhn : Au cours des 10 prochaines années 1.500 entreprises artisanales chercheront un repreneur. L’enjeu pour le tissu économique luxembourgeois est donc de taille. Par une libéralisation du droit d’établissement, nous avons successivement facilité l’accès aux métiers artisanaux. Nous constatons que parallèlement au parcours classique de l’apprentissage et du brevet de maîtrise un nombre croissant d’entrepreneurs disposent d’une formation alternative ou profitent d’une équivalence. Au sein de la Chambre des Métiers, nous proposons une bourse d’entreprises qui permet d’établir le contact entre cédants et repreneurs potentiels tout en garantissant une certaine confidentialité.

Quels sont les avantages d’une reprise par rapport à une création d’entreprise ?

Roland Kuhn : Cela dépend certainement de l’activité, mais une reprise peut avoir certains avantages par rapport à une création. En règle générale, l’entreprise à céder dispose d’un site d’implantation, d’infrastructures, de collaborateurs expérimentés et d’une clientèle. Très souvent, l’ancien chef d’entreprise suit et conseille le repreneur pendant un certain temps. A part la transmission des droits de propriété on peut dans ces cas aussi parler d’une transmission d’expérience et d’expertise.

Quels sont les pistes que vous avancez pour lutter contre le chômage des jeunes ?

Roland Kuhn : Les organisations patronales et le ministre du Travail ont engagé une discussion afin d’explorer des pistes pour intégrer des jeunes gens dans nos entreprises qui pour l’instant sont encore très éloignés du marché du travail. Ces discussions n’ont pas encore abouti. A long terme, la meilleure protection contre le chômage est la formation et la qualification. Dans l’artisanat, cette qualification se fait par l’apprentissage et le brevet de maîtrise. L’expérience nous montre que les emplois dans l’artisanat résistent relativement bien aux crises. A nos yeux, le but serait d’orienter les jeunes gens par rapport à leur capacités intellectuelles, mais aussi manuelles afin d’éviter des échecs, voire des décrochages scolaires.

Qu’apporte concrètement la réforme du droit d’établissement aux chefs d’entreprises ?

Roland Kuhn : La récente réforme du droit d’établissement a introduit la fusion de nombreuses activités artisanales, l’élargissement de plusieurs champs d’activités ou de nouvelles possibilités d’accès aux activités artisanales par une revalorisation des brevets de maîtrise et des DAP. Les entreprises peuvent donc développer de nouvelles activités, ce qui répond aux attentes des clients et permet à l’entreprise d’aborder de nouveaux marchés et de se diversifier.

Quelle est, pour conclure, votre vision de l’artisanat au Luxembourg à moyen et long terme ?

Roland Kuhn : Je ne sais pas s’il faut parler de visions de ce contexte, mais ce qui est sûr est que l’artisanat a des ambitions en ce qui concerne son développement au Luxembourg et au-delà. Nous voulons aborder à moyen et long terme le marché de la Grande Région que nous considérons comme le marché naturel des entreprises luxembourgeoises. Selon une récente enquête, les entreprises artisanales qui travaillent régulièrement à l’étranger réalisent déjà aujourd’hui en moyenne 20 pourcent de leurs chiffres d’affaires à l’extérieur de nos frontières. La Chambre des Métiers soutien et conseille activement les entreprises qui souhaitent développer une activité à l’étranger.

Au niveau de la formation nous avons l’ambition de faire de l’artisanat un choix de carrière positif et de former des jeunes gens motivés et qualifiés, capables de créer ou de reprendre une entreprise.

Nous devons relever le défi technologique, notamment en matière de la performance énergétique et des énergies renouvelables. La Chambre des Métiers vient de lancer un cycle de formations spécifiques dans le domaine des maisons passives qui seront sanctionnées par l’attribution du label « Energie fir d’Zukunft + ». L’industrie est un client très important pour l’artisanat et constitue un élément central de notre politique de diversification. Des efforts conséquents devront donc être entrepris pour redonner une perspective aux entreprises présentes sur notre territoire et à ceux qui souhaitent éventuellement s’implanter.

Nous avons l’ambition de conserver notre place comme premier employeur du pays et comme fournisseur régional de produits et de services de haute qualité.

Pour réaliser ces ambitions il nous faut une volonté politique qui soutient activement ces objectifs et un cadre législatif et réglementaire qui favorise le développement économique au lieu de le freiner ou de l’arrêter net. Dans ce contexte, nous avons donc de grandes attentes par rapport à la table ronde « Investissements » annoncés par le Premier ministre. L’artisanat aura ses propositions à faire.

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