Newcom s.a.r.l
Home » 2012-2 » Entretien avec Henri Hinterscheid Président du TICE
 

Newcom Editions

Architecture & Bâtiment - Newcom - Bascharage -Tél 23 65 01 75

Echo Magazine - Newcom s.a.r.l - Bascharage

Education

Eductation

Education au Luxembourg - Lisez le Magazine...

Energie

Energie

Energie-au-luxembourg - Lisez le Magazine...

Vieille Ville

Fonds de rénovation

Rénovations de la Vielle Ville - Lisez le Magazine...

Differdange 100 ans

Differdange 100 ans

Differdange 100 ans d'architecture - Lisez le Magazine...

Entretien avec Henri Hinterscheid Président du TICE Imprimer Envoyer
Magazine Echo 2012-2

1

Quel est votre rôle en tant que président du TICE ?

Henri Hinterscheid :

Le statut du TICE a ceci de particulier qu’il est assujetti à la législation communale. On peut dire que le bureau est un peu le pendant du collège échevinal et le président le pendant du bourgmestre. En tant que président du TICE, je suis responsable de l’orientation politique du syndicat, ce en concertation avec les communes membres. Peut-on revenir en deux mots sur l’histoire du TICE ?

Henri Hinterscheid :

Le TICE a été fondé en 1914. Il fêtera bientôt son centenaire. Il est composé des communes de Dudelange, Differdange, Esch-sur-Alzette, Käerjeng, Kayl, Pétange, Rumelange, Schifflange et Sanem. Au départ, il s’agissait de transporter la main d’œuvre des communes du bassin sidérurgique ainsi que les écoliers. Le transport se faisait initialement en tramway. Les bus ne sont apparus que plus tard. Je ne peux que recommander la lecture de deux ouvrages particulièrement bien documentés sur le sujet : « De Minettstram » et « De Minettstram fréier an haut ».

Comment voyez-vous l’avenir du transport en commun ?

Henri Hinterscheid :

Le fait est que l’on s’approche de plus en plus de l’infarctus au niveau de la mobilité individuelle. Le défi à relever par le TICE et par le transport en commun en général est d’offrir une véritable alternative au transport individuel en répondant aux besoins de mobilité du citoyen à coût supportable. Pour l’heure, nous sommes dans une logique de prix subventionnés. L’état finance le km parcouru de la même façon pour toutes les sociétés, qu’elles soient publiques ou privées. Nous sommes donc, pour notre part, tant financés par nos communes membres que par le Ministère du Développement Durable et des Infrastructures.

Y a-t-il une différence de coût entre le TICE et une société privée ?

Henri Hinterscheid :

Il y a une différence de coût générée par le statut du personnel. Cette différence est en partie compensée par le fait que nous n’ayons pas besoin de faire des bénéfices pour un actionnaire privé. Cela dit, nous veillons à identifier les différences de coût et à faire en sorte qu’elles soient limitées à cette différence de statut. Notre challenge, en tant qu’entreprise publique, est de mettre en place une organisation efficace tout en tenant compte des acquis et des conditions sociales de notre personnel. A organisation et outil de travail équivalent, il ne doit pas y avoir une grande différence de coût entre une société publique et une société privée.

D’où l’audit qui vient d’être rendu public ?

Henri Hinterscheid :

Tout à fait. Nous avons fait réaliser un audit par une société externe afin de rendre notre entreprise plus efficace, toujours dans le respect de notre personnel. Preuve que l’efficacité est possible dans le secteur public !

Quel est le principal défi que vous devez relever au TICE ?

Henri Hinterscheid :

Notre mission est d’intégrer les besoins individuels des communes dans une vision régionale. C’est un défi permanent. Notre offre doit tout le temps s’adapter. Si un nouveau centre d’attraction émerge, que ce soit une nouvelle entreprise, une école, un cinéma, un théâtre, un centre sportif… nous devons l’intégrer. Chaque année il y a une révision des lignes dans le cadre de la semaine de la mobilité, ce de concert avec la Régie Générale des transports avec qui nous avons une collaboration permanente.

Quelques mots pour conclure ?

Henri Hinterscheid :

Le second défi que nous devrons relever est de réduire nos émissions de CO2. Notre ambition à moyen-long terme est d’avoir une flotte neutre en émissions de CO2. C’est un objectif très ambitieux que nous atteindrons en choisissant au fur et à mesure des années les meilleures technologies écologiques. La première étape sera d’utiliser le gaz naturel produit par le syndicat «  Minett-Kompost » pour faire rouler nos bus. Nous préparons en ce moment un papier d’orientation pour la gestion écologique de notre flotte. En résumé, nous travaillons selon 2 axes. Le premier est de proposer une alternative pertinente au transport individuel et le second de réduire au maximum nos émissions de CO2.

Share this post

 
 
Source Text © Newcom s.a.r.l - Bascharage +352 23 65 01 75   |   Publication Online - Site Administrator: Business Solutions 10, rue Emile Mark Differdange