Entretien avec
Mars Di Bartolomeo
Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale
A propos de la réforme de l’assurance maladie
Pourrions-nous revenir sur la réforme de l’assurance maladie ?
Mars Di Bartolomeo :
Le premier objectif des discussions menées l’an dernier était de rétablir l’équilibre financier de l’assurance maladie et d’améliorer à moyen et long terme la pilotabilité du système. Les mesures d’équilibre entrées en vigueur et l’amélioration de la situation économique ont fait que notre objectif a été atteint pour 2011. Si l’équilibre s’est amélioré, ce serait une erreur de remettre en question hâtivement les mesures qui ont été prises, car elles portent sur le moyen et le long terme.
Quelle est la prochaine étape?
Mars Di Bartolomeo :
Nous sommes en train de travailler au renforcement de la médecine de première ligne. Nous nous sommes tous mis autour d’une table avec l’AMMD et le cercle des généralistes afin de mettre en place le concept de médecin de confiance. Il s’agit de développer des projets pilotes afin de renforcer le réseau des médecins généralistes et des pédiatres. Notre second chantier avait trait au secteur hospitalier.
Quels sont les défis que devra relever le secteur hospitalier ?
Mars Di Bartolomeo :
Les discussions ont commencé dès le début de l’année avec l’Entente des hôpitaux. Ces discussions ont porté sur de nombreux sujets comme sur l’évolution future des budgets hospitaliers, l’activité laboratoire, la création de centres de compétences, l’évolution future de l’informatique et de tous les domaines qui touchent à la documentation, la comptabilité analytique, sans oublier le coût réel des interventions. Ce dernier point est très important, notamment dans le cadre de la directive portant sur les soins transfrontaliers.
Quand cette directive prendra-t-elle effet ?
Mars Di Bartolomeo :
Cette directive a été publiée en avril et sera transposée endéans les 25 prochains mois. Heureusement, cette directive, qui concerne tout le domaine de la santé et particulièrement le domaine hospitalier, a dans un certain nombre de domaines été anticipée dans le cadre de la réforme de la santé. Même si au cours des discussions au conseil des ministres de l’U.E. nous avons réussi à assurer un certain nombre de principes importants, comme l’accessibilité à des soins de qualité et un financement solidaire, cette directive influencera directement le choix des patients.
En quoi consiste-t-elle exactement ?
Mars Di Bartolomeo :
Cette directive codifie la jurisprudence et assure le libre choix du patient dans le domaine ambulatoire. Elle assure aux patients les soins transfrontaliers dans les cas où la qualité pénalise le patient dans son pays, tout en garantissant les intérêts des systèmes de soins nationaux par le biais du maintien des autorisations préalables. La directive souligne l’importance de la recherche de la qualité, de la spécialisation, et insiste sur la création de structures nationales permettant une meilleure information du patient en matière de soins transfrontaliers. L’avantage de cette directive est de renforcer la sécurité juridique et les systèmes de soins pour les différents pays. Pour se conformer à cette directive, il faudra travailler selon trois axes : -spécialisation -meilleure visibilité -transparence des coûts
Et en ce qui concerne les laboratoires ?
Mars Di Bartolomeo :
Le monde du laboratoire a connu une évolution spectaculaire ces dix dernières années. Si elle a jusqu’ici surtout été visible dans le secteur privé, cette évolution devra aussi se faire dans le secteur hospitalier, qui est aujourd’hui prêt à revoir ses options. Nous visons d’un côté une évolution raisonnable du coût des laboratoires pour les patients et l’assurance maladie, et de l’autre nous voulons donner au secteur des laboratoires de nouvelles perspectives. C’est ainsi que nous avons voté une loi qui offre de nouvelles possibilités de déploiement au secteur des laboratoires privés, leur permettant d’exercer leurs visées transfrontalières. Nous avons aussi, pour notre part, des projets communs avec des partenaires étrangers très forts dans les domaines de la biomédecine et de la médecine personnalisée. La prochaine étape sera la réforme du Laboratoire National de Santé. Le projet de loi qui sera déposé sous peu permettra au LNS de se développer et de devenir un partenaire du monde médical en général. Cette nouvelle structure se veut complémentaire à ce qui existe déjà.
Quelques mots pour conclure ?
Mars Di Bartolomeo :
Nous venons de finaliser notre projet de loi sur les droits et devoirs des patients. Il s’agit d’une loi moderne qui vient compléter la législation existante dans un domaine de plus en plus important. Il faudra de plus en plus considérer le patient comme un partenaire dans le système de soin et tenir compte de ses aspirations justifiées dans un système de plus en plus complexe. Nous mettrons en place une procédure de médiation afin d’éviter les conflits qui peuvent l’être par une structure de dialogue. Je terminerais en rappelant que l’ensemble de ces réformes vise à assurer la pérennité d’un système de soin solidaire de qualité.
Entretien avec
Mars Di Bartolomeo
Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale
A propos de la réforme de l’assurance maladie
Pourrions-nous revenir sur la réforme de l’assurance maladie ?
Mars Di Bartolomeo :
Le premier objectif des discussions menées l’an dernier était de rétablir l’équilibre financier de l’assurance maladie et d’améliorer à moyen et long terme la pilotabilité du système. Les mesures d’équilibre entrées en vigueur et l’amélioration de la situation économique ont fait que notre objectif a été atteint pour 2011. Si l’équilibre s’est amélioré, ce serait une erreur de remettre en question hâtivement les mesures qui ont été prises, car elles portent sur le moyen et le long terme.
Quelle est la prochaine étape?
Mars Di Bartolomeo :
Nous sommes en train de travailler au renforcement de la médecine de première ligne. Nous nous sommes tous mis autour d’une table avec l’AMMD et le cercle des généralistes afin de mettre en place le concept de médecin de confiance. Il s’agit de développer des projets pilotes afin de renforcer le réseau des médecins généralistes et des pédiatres. Notre second chantier avait trait au secteur hospitalier.
Quels sont les défis que devra relever le secteur hospitalier ?
Mars Di Bartolomeo :
Les discussions ont commencé dès le début de l’année avec l’Entente des hôpitaux. Ces discussions ont porté sur de nombreux sujets comme sur l’évolution future des budgets hospitaliers, l’activité laboratoire, la création de centres de compétences, l’évolution future de l’informatique et de tous les domaines qui touchent à la documentation, la comptabilité analytique, sans oublier le coût réel des interventions. Ce dernier point est très important, notamment dans le cadre de la directive portant sur les soins transfrontaliers.
Quand cette directive prendra-t-elle effet ?
Mars Di Bartolomeo :
Cette directive a été publiée en avril et sera transposée endéans les 25 prochains mois. Heureusement, cette directive, qui concerne tout le domaine de la santé et particulièrement le domaine hospitalier, a dans un certain nombre de domaines été anticipée dans le cadre de la réforme de la santé. Même si au cours des discussions au conseil des ministres de l’U.E. nous avons réussi à assurer un certain nombre de principes importants, comme l’accessibilité à des soins de qualité et un financement solidaire, cette directive influencera directement le choix des patients.
En quoi consiste-t-elle exactement ?
Mars Di Bartolomeo :
Cette directive codifie la jurisprudence et assure le libre choix du patient dans le domaine ambulatoire. Elle assure aux patients les soins transfrontaliers dans les cas où la qualité pénalise le patient dans son pays, tout en garantissant les intérêts des systèmes de soins nationaux par le biais du maintien des autorisations préalables. La directive souligne l’importance de la recherche de la qualité, de la spécialisation, et insiste sur la création de structures nationales permettant une meilleure information du patient en matière de soins transfrontaliers. L’avantage de cette directive est de renforcer la sécurité juridique et les systèmes de soins pour les différents pays. Pour se conformer à cette directive, il faudra travailler selon trois axes : -spécialisation -meilleure visibilité -transparence des coûts
Et en ce qui concerne les laboratoires ?
Mars Di Bartolomeo :
Le monde du laboratoire a connu une évolution spectaculaire ces dix dernières années. Si elle a jusqu’ici surtout été visible dans le secteur privé, cette évolution devra aussi se faire dans le secteur hospitalier, qui est aujourd’hui prêt à revoir ses options. Nous visons d’un côté une évolution raisonnable du coût des laboratoires pour les patients et l’assurance maladie, et de l’autre nous voulons donner au secteur des laboratoires de nouvelles perspectives. C’est ainsi que nous avons voté une loi qui offre de nouvelles possibilités de déploiement au secteur des laboratoires privés, leur permettant d’exercer leurs visées transfrontalières. Nous avons aussi, pour notre part, des projets communs avec des partenaires étrangers très forts dans les domaines de la biomédecine et de la médecine personnalisée. La prochaine étape sera la réforme du Laboratoire National de Santé. Le projet de loi qui sera déposé sous peu permettra au LNS de se développer et de devenir un partenaire du monde médical en général. Cette nouvelle structure se veut complémentaire à ce qui existe déjà.
Quelques mots pour conclure ?
Mars Di Bartolomeo :
Nous venons de finaliser notre projet de loi sur les droits et devoirs des patients. Il s’agit d’une loi moderne qui vient compléter la législation existante dans un domaine de plus en plus important. Il faudra de plus en plus considérer le patient comme un partenaire dans le système de soin et tenir compte de ses aspirations justifiées dans un système de plus en plus complexe. Nous mettrons en place une procédure de médiation afin d’éviter les conflits qui peuvent l’être par une structure de dialogue. Je terminerais en rappelant que l’ensemble de ces réformes vise à assurer la pérennité d’un système de soin solidaire de qualité.
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