M. Gilbert Neumann, directeur de la Coque Imprimer
Magazine Echo 2010-4

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Avec plus de 600.000 visiteurs en 2009, la Coque possède un indéniable pouvoir attractif. Et cela malgré le fait que les attentes et besoins des utilisateurs des installations du Centre National Sportif et Culturel sont parfois fort différents les uns des autres. Comment arrivez-vous à concilier toutes ces attentes, et donc à satisfaire les exigences d'un public très hétérogène?

Gilbert Neumann: La première chose à souligner est le fait que la Coque a été conçue, dès l'origine, afin de satisfaire les besoins d'un très large public, aux centres d'intérêt diversifiés. Le chiffre que vous citez, à savoir 600.000 visiteurs pour la seule année 2009, démontre à suffisance que la Coque remplit idéalement une mission générale dans les domaines du sport scolaire et fédéré, tout en restant attractive pour les particuliers. Cela étant dit, en journée, la priorité est donnée au sport scolaire. La Coque doit et veut rester à la disposition des enfants et des jeunes qui trouvent ici des meilleures conditions pour s'adonner à leurs cours de sport. C'est notre manière de promouvoir la pratique sportive auprès des jeunes. D'autre part, nous offrons aussi un site idéal pour l'entraînement et pour les compétitions auxquels participent pas moins de 25 fédérations sportives. Enfin, il ne faudrait pas oublier les utilisateurs privés qui profitent des nombreuses infrastructures de la Coque, tant sur le plan sportif, que pour la détente, la santé et le bien-être en règle générale. « Promouvoir le sport et la culture de notre pays »

Echo: Évoquer la Coque sans mentionner sa vocation culturelle est impossible. Il semble pourtant difficile de concilier harmonieusement deux choses a priori aussi différentes que le sport et la culture. Comment y parvenez-vous?

Gilbert Neumann: Au sein de la Coque, nous partons du principe que le sport et la culture ne s'excluent pas mutuellement. Nous arrivons à concilier les deux, voire à les associer ce qui a un impact positif sur le sport et sur la culture en termes financiers, sociaux et culturels. D'ailleurs, un exemple récent de cette association réussie entre sport et culture est notre récente présence aux Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se sont déroulés à Singapour. Nous y avons associé le groupe «Dream Catcher» dans le but de promouvoir le sport et la culture de notre pays, et surtout les installations pour les camps d'entrainement de la Coque. Au final, la participation de «Dream Catcher» a permis de promouvoir la culture luxembourgeoise au plan international, de réveiller la fierté des Luxembourgeois installés dans cette région du monde et de permettre à la Coque et à «Dream catcher» de se présenter d'une manière différente à un large et nouveau public intéressé. Un autre exemple d'association réussie du sport et de la culture a été la très belle production «Gymmotion» réalisée par la Fédération de Gymnastique, en étroite association avec la Coque. Parmi d'autres, ces organisations montrent que l'association ponctuelle et ciblée du sport et de la culture permet de créer des passerelles et des plates-formes de coopération entre les deux secteurs, et ce de manière fort harmonieuse. « Nombreux sont les athlètes étrangers de haut niveau qui ont déjà fait confiance à la Coque »

Echo: Vous venez de mentionner votre participation au Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour. Pourquoi la Coque doit-elle assurer sa promotion à l'étranger?

Gilbert Neumann: Je vais vous donner deux ou trois exemples concrets et vous comprendrez tout de suite l'intérêt d'une telle promotion internationale. L'été dernier, l'équipe nationale du Japon de Natation a séjourné chez nous. Un Champion de saut en hauteur originaire du Qatar, intégré dans le Top 10 mondial, a effectué plusieurs stages à la Coque. D'autres sportifs, à l'instar du footballeur allemand Michel Ballack, ont choisi spontanément la Coque pour y faire leur rééducation. . Bref, nombreux sont les athlètes étrangers de haut niveau qui ont déjà fait confiance au personnel, aux infrastructures et aux compétences de la Coque. Aujourd'hui, nous visons plus particulièrement les sportifs des pays arabes et asiatiques, en vue de leur préparation aux J.O. de Londres, en 2012. Il est clair que des stages de préparation d'athlètes ou d'équipes permettraient d'optimaliser le taux d'occupation des installations de la Coque entre les mois de juin et septembre. « Nous ne nous limitons pas à fournir des locaux, mais nous proposons des solutions logistiques optimales »

Echo: On ne peut que constater le nombre croissant de manifestations organisées. Comment percez-vous le rôle de la Coque? Privilégiez- vous un rôle administratif ou privilégiez-vous un rôle organisationnel?

Gilbert Neumann: Il est certain que les manifestations organisées dans le cadre de la Coque exigent une parfaite administration, en vue d'un déroulement optimal, avec un minimum de restrictions. Il est tout aussi clair que les organisateurs privés, qui sont les bienvenus dans nos installations, ne peuvent en profiter gratuitement: la Coque a été conçue, construite et aménagée avec des fonds publics et elle ne peut donc pas contribuer à assurer des profits à des organisations privées. Les recettes provenant de ces manifestations privées sont réinvesties dans les installations sportives, les équipements,… Ce qui nous permet d'améliorer sans cesse la qualité de nos infrastructures et de nos services, sans devoir recourir systématiquement à des subventions publiques. C'est donc dans cette perspective que la Coque joue son rôle de (co-)organisateur de manifestations. En outre, nous ne nous limitons pas à fournir des locaux, mais nous proposons des solutions logistiques optimales. Ce qui oblige souvent à recourir à des profondes modifications - et donc à des déroulements standardisés - permettant de modifier, reconstruire,... dans les meilleurs délais et conditions les installations sportives, tout en provoquant le moins de perturbations dans le déroulement quotidien des activités sportives.

Echo: Ne pourrait-on pas vous reprocher un sens trop aigu du profit?

Gilbert Neumann: Certes, comme toute entreprise saine, nous avons l'obligation d'équilibrer notre budget. Il faut cependant distinguer profit et bénéfices. Nous avons simplement la volonté de recourir le moins souvent possible aux subventions publiques, et donc à l'argent de chacun. Mais nous estimons avant tout avoir un grand rôle social à jouer. Et c'est aussi dans cette optique que nous sommes toujours ouverts et disponibles pour collaborer à des grandes actions humanitaires, caritatives ou sociales telles que le Télévie. C'est pour cela aussi que nous collaborons dans le cadre de la Fondation Josy Barthel. Ou que nous invitions des enfants des milieux socio-économiques défavorisés à l'occasion de certaines manifestations. Ou en proposant des tarifs spéciaux pour les familles, pour les volontaires actifs au sein des fédérations,... « Les efforts consentis jusqu'à aujourd'hui portent leurs fruits »

Echo: Quel bilan tirez-vous actuellement? Et comment envisagez-vous l'avenir de la Coque?

Gilbert Neumann: La première chose à souligner est le fait que la Coque offre une multitude de possibilités d'entraînement aux sportifs nationaux. Grâce à de magnifiques infrastructures, elle constitue aussi un foyer pour les fédérations et les sportifs. En outre, elle sert aussi de passerelle, de point de rencontre, d'intermédiaire entre les sportifs nationaux et internationaux. Grâce aux efforts conjoints entres autres du COSL et des fédérations affiliées, du Ministère des Sports et de la Coque, le sport luxembourgeois a été en mesure d'évoluer considérablement et d'atteindre de nouvelles performances. Les efforts consentis jusqu'à aujourd'hui portent leurs fruits, et les résultats obtenus par les sportifs luxembourgeois en sont une indéniable preuve. Aujourd'hui, la Coque a atteint un rythme de croisière. Elle peut dès lors se pencher sur ses possibilités d'évolution, tout en continuant à valoriser avec fierté les résultats de nos sportifs luxembourgeois .

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